| Née le 19 Septembre
1969 à Amsterdam, Candy a débuté le saxophone
à 6 ans, âge ou son père, Hans Dulfer
(célèbre saxophoniste de Jazz) décèle
son potentiel et l’inscrit à l’école de
musique locale.
Précoce (et surdouée) la petite sucrerie (Candy…ndrl)
??? C’est peu de le dire : à 11 ans, elle enregistre
pour la première fois avec son père, à 12 ans
elle joue au célèbre, North Sea Jazz Festival…
Entre 12 et 14 ans, elle accompagne souvent son père sur
scène, dans le circuit des clubs de la capitale hollandaise.
Mais ce n’est pas tout, la jeune saxophoniste (Alto) monte
dès 1983, son propre groupe, The Funky Stuff.
De télé nationale en radio, tout le monde s’intéresse
à Candy en Hollande, elle devient la sensation du moment,
les contrats de maison de disques affluent mais elle les refuse
tous… préférant sans doute s’aguerrir
avant d’aller plus loin…
Leur premier grand rendez-vous consiste à assurer la première
partie de Madonna, en 1987, lors de son concert de Rotterdam. Il
s’agira en fait plus d’une improvisation en Live et
Candy (qui a déjà de l’ambition) décidera
l’année suivante de remodeler complètement son
groupe pour obtenir de meilleurs résultats.
C’est alors qu’elle fait la connaissance de
Prince… En 1988, elle est choisie pour précéder
les trois shows princiers du Lovesexy Tour en Hollande mais au dernier
moment le nain pourpre décide de se passer de 1ère
partie… Et c’est là que Candy, n’écoutant
que sa colère et sa déception, lui écrit un
mot en lui indiquant qu’il venait de perdre une excellente
occasion de voir une fille « 'play her ass off' on the
saxophone ». (Gonflée !!! çà montre
comme elle a du caractère Candy…J’adore ;o)))
et elle a bien fait puisque 2 jours plus tard Prince s’excusera
et l’invitera à le rejoindre sur scène pour
un blues improvisé… Elle impressionnera non seulement
le public mais également The Artist qui la conviera à
venir dans la foulée collaborer à plusieurs projets
avec lui aux Etats-Unis.
Candy participe alors aux enregistrements de certaines parties
de saxophone pour The Time, Jill Jones, Patti LaBelle ou
encore la Bande Originale alors enregistrée par Prince :
Graffiti Bridge. C’est elle qu’on voit aussi
dans le clip « Partyman ».
Prince lui propose de l’accompagner dans sa future tournée
mondiale mais après avoir longuement hésité,
elle refuse, pensant qu’il serait mieux pour elle de suivre
sa propre voix en retournant auprès de son groupe. Ce ne
sera que partie remise…
Mais avant de quitter les Etats-Unis cette année-là,
Candy enregistre quelques titres avec Dave Stewart
(la moitié d’Eurythmics). Le fruit de cette collaboration
donnera le hit cool « Lily was Here » qui a
été N°1 en Europe. Ce succès inattendu
convaincra totalement Candy, cette fois, de l’intérêt
de travailler sur son propre album solo : elle signe avec BMG et
sort, en 1990, 12 titres (dont quelques-uns composés par
elle-même) qui constituent son premier album « Saxuality
» (Elle en vendra 1 Million à travers le monde
: pas mal pour un début ;o)). A noter que celui-ci contient
une reprise funky de « So What » en plus du
hit-single avec Stewart).
Et ce n’est pas tout : impressionné par son jeu, elle
est invitée par Van Morrison à jouer à plusieurs
reprises avec Pink Floyd, dont au fameux Knebworth
Festival où elle se produira devant sa plus grande audience
à ce jour, quelques 130 000 personnes…
En 1993, elle sort son deuxième album « Sax a Go-Go
», une sorte d’hommage à ses inspirations
majeures dont on retrouvera une partie d’entre eux en guest
: Maceo Parker, Pee Wee Ellis et Fred Wesley
(le trio magique des JB’s), mais aussi Emilio
Castillo de Tower of Power. Elle y reprend
d'autre part « Pick Up the Pieces » de Average
White Band et nous propose un inédit écrit
et offert par Prince (autant l'album est bon,
autant ce titre là n'est pas mirobolant, pour être
totalement honnête)
Et elle enchaîne en 1995, avec son troisième opus
« Big Girl » : cette fois les deux principaux
invités sont David Sanborn (son idole depuis
toute petite) au Saxophone et Chris Ballin au chant.
Les choses s’accélèrent puisqu’en 1997,
c’est déjà « For the Love of You »,
sa quatrième sortie qui lui permettra de se produire dans
plusieurs villes américaines et d’asseoir définitivement
son statut de star internationale (après ses tournées
sold out en Asie et la renommée acquise en Europe).
C’est le moment que choisi Prince pour lui passer un nouveau
petit coup de fil et l’inviter à le rejoindre pour
quelques shows américains et certaines dates en Europe en
1998. Elle y côtoiera des légendes comme Larry
Graham (Elle intègrera d’ailleurs la section
de cuivres de Graham Central Station pour l’occasion) et Chaka
Khan.
L’année suivante (1999), Candy sort « Girls
Night Out », son cinquième album : auquel participeront
encore une fois Fred Wesley et Pee Wee Ellis, le trompettiste Jazz
Arturo Sandoval, le bassiste Jerry Preston et le populaire Jonathan
Butler. L’album sera finalisé et mixé à
New York et Los Angeles et verra le retour de titres plus funky
et dansants, ainsi qu’un début d’intégration
(à dose homéopathique) de nouveaux styles comme le
hip hop, la house et même la jungle.
En Février 2001 c’est enfin la sortie de l’album
Live « in Amsterdam » tant attendu : il a été
enregistré en Octobre 2000, en présence d’Angie
Stone et de Dave Stewart et est disponible sous deux supports
: Cd mais aussi Dvd.
Fin 2001, Prince l’appelle une nouvelle fois et la fait venir
à Paisley Park pour enregistrer en compagnie de John Blackwell,
Rhonda Smith et Vanessa Mae (la violoncelliste) ce qui deviendra
l’album " Xpectation "(feu Xenophobia, offert
par Prince à ses abonnés, en téléchargement
le 01/01/2003 à 0H00, pour leur souhaiter une bonne année…).
L’image et la popularité de Candy n’ont cessé
de progresser mais c’est une forme de consécration
qu’elle connaît avec son intégration aux tournées
Européennes et Japonaises du One Night Alone Live Tour (lire
l'article >>>) auxquelles Prince la convit fin 2002.
Encore une belle preuve de la dimension qu’a su prendre Candy
au fil des années car elle y partage l’affiche d’une
section de cuivres bétonnée : pas moins que Maceo
Parker, Greg Boyer (lire
l'interview >>>) et Eric Leeds…
3 pointures auxquelles elle a su parfaitement donner le change par
sa présence racée et féminine, un « phrasé
» énergique et juste et un charisme hors norme…
Tout le monde est tombé en admiration devant Candy.
Et encore, je ne rentre pas dans les détails des aftershows
d’anthologie où elle a partagé l’affiche
et côtoyé sur scène (notamment le 10 Avril 2002
à New York) Prince, Larry Graham, Musiq, George Clinton,
Alicia Keys, Sheila E…
Alors forcément son sixième album solo « Right
in my Soul » sorti en ce début d’année
2003 était très attendu… On espérait
du très grand niveau et on doit malheureusement se contenter
d’un album déséquilibré ou le meilleur
tutoie le très moyen… L’ensemble est sympa mais
se devait d’être plus inspiré compte tenu de
tout ce qu’elle a vécu ces dernières mois, son
talent et ceux des personnes qui l’ont entouré.
Allez je n’irais pas par 4 chemins, je vais donner «
en vrac » mes impressions…
My Love : Batterie récurrente et sax velouté
sont les ingrédients de ce titre mi-Soul/mi-R'n'B soft. La
voix de Candy se marie bien avec tout çà : bon titre...
Let me Show you : Dans le même style mais moins
mélodieux, moins voluptueux et moins envoûtant donc
un ton en dessous... Le refrain est même un peu saoulant...
Right in my Soul : Tirade du sax en intro sur un beat
plus électronique... Les voix sont constituées de
parties classiques où Candy chante et de moments où
elle parle à la façon d’un "opérateur
téléphonique", ce qui donne une atmosphère
assez robotisée à l'ensemble... Un titre original
donc et différent mais pas parmi les meilleures ici.
Power of the People : Titre plus rythmé, plus R'n'B
avec pas mal de percussion, maracas et tout et tout... Sympa !!
It's my Life : Mellow mellow, sax et voix langoureuses
pour ce slow... Très bien...
Everyday People : Subtilité absolue pour ce titre
profond et enjôleur à souhait. Sublime !!! Tout l'émotion
qu'est capable de faire passer Candy s'y trouve...
Play a Little Game : Porté par des rythmes plus
"tribal" (percu et batterie électronique) voici
un exercice de style assez réussi...
Finsbury Park Cafe 67 : Inspiration latino pour cet instrumental
très plaisant (à tel point qu’il a été
retenu pour la sélection radio…). Bon moyen de passer
en revue ce qui fait le charme de Candy... Son touché de
sax, sa capacité à s'essayer dans des styles différents
en privilégiant la mélodie, la simplicité plutôt
que les effets musicaux... Un plaisir !!!
Freak Out : Encore une incursion dans les rythmes chauds
venus d'Amérique du Sud avec l’adjonction de scratchs
cette fois et la présence vocale de la Miss... Le tout est
mélangé à des petits sons électroniques...
Pourquoi pas, c'est pas mal mais sans plus...
December : Base électronique et voix proches de
l’effet vocoder pour ce down tempo où le sax joue de
nouveau sur le registre intimiste et enjôleur. J'aime beaucoup...
Valdez in the Country : Ce titre est très marqué
par l'influence de ces aînés... On y retrouve pas mal
de phrasé typique du jeu de Maceo.
What's in your Head : Un petit peu House sur les bords...
Elle devrait pas trop s'aventurer dans ce genre de titre à
la J-Lo... Elle vaut bien mieux que çà la belle Candy.
Un peu trop commercial à mon goût...
Let me show You (Jhq Drums) : Genre de Drum and Bass latino
electro très speedé... J'aime pas du tout ce remix
(et encore 1 raté ou sans intérêt, 1 !!!) Crispant...
Lost and Gone : on fini en douceur sur une note de charme...
Sax et effet reverb pour le clavier... du Candy plus classique et
franchement je préfère...
Bilan des courses, j’écoute l’album avec plaisir
mais je m’attendais à mieux… Faut dire, j’ai
une très haute estime de la miss… C’est peut-être
çà le problème ??? ;o)
Funkygirl Octobre
2003
En
complément, un petit avis sur les autres disques de Candy
que je possède :
Sax a Gogo 1993 *****
For the Love of You 1997 ****
Girls Night Out 1999 ****
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