Chico DEBARGE – THE Lover !!!!
par Funkygirl

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Dire que j’admire énormément cet artiste est un euphémisme… Je le suis depuis des années !!
Il m’a accompagnée durant mon adolescence et il est aujourd’hui l’un des rares artistes dont j’écoute les nouvelles productions avec un plaisir sans cesse renouvelé… Cas exceptionnel, j’aime encore plus ce qu’il fait aujourd’hui que ce qu’il faisait dans les années 80… Autant de bonnes raisons que je m’attarde sur son pédigré ;o)

De son vrai nom Jonathan Arthur DEBARGE, Chico (surnom qui lui est donné par son oncle et qu’il a finalement conservé comme nom d’artiste) est né le 23 Juin 1966 à Grand Rapids, Michigan, USA. Il était trop jeune pour être associé au groupe familial Debarge en 1978 mais il a hérité à n’en pas douter de la fibre musicale de ses ainé(e)s et notamment de celle d’El, le plus talentueux de ses frères…
Mais ce qui est remarquable dans la carrière de Chico c’est qu’il s’est fait (et distingué) tout seul, grâce à son talent unique et cette fabuleuse voix qui n’a de cesse de me séduire, ravir, envoûter, affoler etc…

En grande fan que je suis, j’ai l’intégrale de sa discographie alors je vais pouvoir parler de son évolution depuis 1986, date de sortie de son 1er album « Talk to me »…
Ce n’est pas celui par lequel je l’ai connu, signe du destin peut-être… car c’est loin d’être son meilleur, de mon point de vue (malgré les présences de Paul JACKSON, Nathan EAST ou encore Alfie SILAS…). Alors bien sur l’album n’est pas mauvais mais ne se singularise en rien du son qui sévissait à cette époque, l’apparition des machines avait fait son œuvre… Seul le titre éponyme sort vraiment bien son épingle du jeu… Quoique y’a aussi « You can Make it Better », dont il a écrit paroles et musique et le très Minneapolissien « I Like my Body » (présage à l’album qui allait suivre peut-être…).

Son deuxième opus « Kiss Serious » sort la même année (toujours chez Motown) mais cette fois il est produit principalement par BrownMark (Bassiste de Prince et membre de The Revolution, alors à l’apogée de leur succès…). J’ai de la chance quand même car c’est par celui ci que j’ai découvert l’artiste (à noter qu’un titre est également produit par Mitch Mc Dowell a.k.a. Général Caine ou Kane…) et que je tilte sur ce Funk très pêchu et sur ses mérites propres !!! C’est du Funk 86 certes, mais du bon, parmi les meilleurs de cette période (pour la petite histoire j’ai gagné ce disque de part mes qualités cumulées d’auditrice et de « dédicaçeuse de titres » assidue de l’excellente émission « FunkyBeat » qui sévissait alors sur les 92 Fm de la Côte d’Azur… L’animateur de cette émission était même venu me le remettre à domicile et en main propre… Vous n’imaginez pas mon émoi d’alors ;o) Gilles Emeriat, si tu me lis…).
Enfin bref, je conseille grandement ce scud dont les 10 titres sont tous excellents, ultra Funk et dansants !!!

Dans la foulée le titre « I like my Body » sera retenu pour figurer sur la B.O. de « Police Academy IV » sorti en 1987, un bon moyen d'attirer l'attention sur lui...

Ensuite, c’est le gros trou noir !!!! En effet, rattrapé par ses problèmes de drogue en Octobre 1988, Chico est arrêté en compagnie de son frère Bobby (membre du groupe Switch) et, convaincu de trafic de drogue, fini par faire un long séjour en prison qui va changer profondément l’Homme… Car il est évident que son inspiration se révèle ne plus être la même depuis… Forcément 6 ans passés derrière les barreaux, çà doit faire réfléchir… Il a progressé en tant qu’individu (des textes plus profonds) et en tant qu’artiste (des arrangements plus soignés et subtiles).
Cette longue traversée du désert a donc agit positivement sur lui puisqu’il va revenir avec des compositions plus qu’inspirées et une sensibilité extrême et exacerbée… (impossible de ne pas posséder ces atouts pour chanter aussi divinement).
Cette fois c’est la Soul, la Nu-Soul et une once de Smooth R’n’B, toujours élégante, qui seront ses marques de fabrique !!!

Ainsi en 1998, sort l’album du rachat « Long Time No See », entièrement produit par Kedar « Home of Neo-Classic Soul » Massenburg (www.kedar.com). C’est carrément de l’introspection, une sorte d’exutoire, de thérapie… Il n’y cache rien de ce qu’il a vécu et d’ailleurs il est intéressant à ce propos d’étudier les détails et indices dont est truffé l’album. La pochette déjà : il y pose derrière une barricade en bois (qui ressemble fort aux barreaux d’une jaule), entouré de flammes, histoire de bien signifier d’où il revient… Et le son ensuite : pour enfoncer un peu plus le clou, en introduction de cet opus, il nous « fait revivre » sa sortie de prison… Très touchant…
J’avais adoré l’album de 86 mais 12 ans séparait ces deux évènements et je l’avais un peu perdu de vue, forcément, notre homme… C’est donc très surprise que j’ai découvert cet album dans les bacs au hasard d’une visite chez un disquaire… Mais je n’étais pas au bout de mes « peines »… Chico Debarge était de retour et quel retour !!!
Et oui, j’étais à cent lieux de penser que j’allais dorénavant autant IDOLATRER ce Monsieur comme rarement je l’ai fait, tant ce voyage dans le monde des sentiments qu’il nous y propose… m’a renversé et fait vivre des instants d’osmose rares… J’ai grandi, mûri (comme lui durant ces années) et je découvrais soudain l’effet ravageur sur moi de ce qu’il avait décidé d’exprimer : je ressens un véritable apaisement quand j’écoute Chico, on dirait un frère de sang… Je ne sais pas comment expliquer çà mais cette sensation restera à jamais encrée dans mon subconscient !!!
J’aime son authenticité, cette manière bien à lui de décrire ce qu’il ressent avec simplicité mais tellement de sensibilité… On le sent humain, attentionné, prévenant et forcément on apprécie car ce sont des qualités rarement affichées par la gente masculine… prenez en de la graine Messieurs ;o)

J’ai du écouter cet album (dédié à son frère Bobby, décédé entre temps…) en boucle pendant des semaines… Et je jubile encore à chaque nouvelle écoute… Aucune lassitude, preuve s’il en est qu’un album vous correspond ;o)
Ca commence par une interlude où il joue son propre rôle (la sortie de prison que j’ai déjà évoqué) et ensuite tout n’est que douceur, finesse, beauté d’une interprétation sans faille… Un petit bijou d’introspection !!! (auquel participe son frère, El… ce qui ne gâche rien ;o) Plus question de producteur en vogue, de chansons écrites par d’autres, Chico a pris en main les rênes de sa vie et nous sort un album PARFAIT (remarquable après une si longue absence…)
Le « Songs in the Keys of Life » moderne pour moi dans les arrangements et une voix aussi prenante que Marvin sur « What’s Going On »… Et je n’exagère absolument pas !!!

Voici les titres (tous signés Debarge sauf indiqués) en vrac avec en gras le difficile exercice de lister mes préférés (de toute façon l’album est mortel du début à la fin) :
Intro
Love Still Good
Iggin' Me (sublimé par les interventions toutes en finesse d’El, au clavier et aux chœurs, en plus d’avoir co-écrit ce titre avec son frère)
Virgin (DeBarge/Knight)/ No Guarantee (écrit par Chico, ce titre voit la participation de Wah Wah Watson à la guitare et de Fred Washington à la Basse)
Ms. Wonderful (DeBarge/Scott)
Was It Good (Interlude)
Physical Train (DeBarge/Henderson)
Sa 1ère et SUBLIME reprise de Marvin GAYE (Justement, son maître absolu…à n’en pas douter quand on écoute ce titre et plusieurs autres de ces productions) avec Trouble Man
Love Jones (DeBarge/Henderson)
Superman
One Love (Chico & El)
Long Time No See (DeBarge/Henderson)
No Guarantee (Reprise) Outro.

Mais ce qui est presque le plus fort c’est qu’il récidive 2 ans plus tard avec « The Game » (qui signe d’ailleurs sont retour chez Motown, ils ont du sentir le bon filon). C’est la suite logique du précédent, exactement dans la même lignée (un peu plus orienté R’n’B quand même) mais sans se répéter… Là vraiment, le clou est enfoncé, son style n’est pas le fruit du hasard, il a été touché définitivement par la grâce !!! ;o) Alors je ne cesserai de le redire : ce mec a énormément de talent et je regrette le peu de tapage qu’il existe autour de ces albums rafraîchissants et bourrées d’émotions… Tout au moins en Europe (car au Etats Unis il a connu quand même un petit succès…).
Les harmonies sont hyper soignées, l’interprétation est magnifique de beauté et de simplicité, les émotions toujours au rendez-vous…
12 nouveaux titres, 12 nouvelles bombes à déguster (de préférence) en bonne compagnie : The Game (DeBarge/Henderson)
Give You What You Want (Fa Sure) (DeBarge/Karlin/Rashaan Patterson, excusez du peu ;o)/Shack)
Listen to Your Man (DeBarge/Stokes) en duo avec Joe et Doug E. Fresh à la Beatbox
Sorry (DeBarge/Martin/Mattias/Quildon)
LE JOUISSIF et très EMOUSTILLANT Everybody Knew But Me (DeBarge/Henderson/E. DeBarge)
Sexual (DeBarge/Henderson)
'Til Tomorrow (la seconde reprise de Marvin de sa carrière)
When Can I See You Again (Brian McKnight)
Talk About You (DeBarge/Henderson) avec la participation de Bobby Brown (son compagnon de cellule ? ;o)
The Edge (Bordenave/DeBarge)
Your Way (Bordenave/DeBarge) où Chico nous susurre des mots en Espagnol… Que Calor !!! d’un seul coup ;o)
Heart, Mind & Soul (E. DeBarge/Fisher/Leon Ware)
Si vous ne tombez pas dans les bras de votre bien-aimé(e) en écoutant çà c’est que vous n’avez pas de coeur !!! ;o)

Dans la foulée, il sortira « Soopaman Lover » en maxi single : en fait des versions revues (dont celle, très Hip Hop, feat. Def Squad) et corrigées du titre « Virgin » présent sur « Long Time, No See ».

A noter qu’il a multiplié les participations et collaborations originales auprès d’artistes en vogue à cette période, ou sur des bandes originales de film américains :
· le rappeur Noreaga en 98 avec « The Way We Live » sur l’album « N.O.R.E. »,
· le duo romanesque qu’il forme avec Tatyana Ali (un clone ? de Shanice ou Brandy) cette même année sur « Yesterday » (album Kiss the Sky de 98),
· « Any Other Night» sur la Bo de Hav Plenty (de 1998 supervisée par Babyface)
· ou encore le slow R’n’B trop mortel « Make sure you’re Home » de Profyle (feat. Joe et Chico Debarge) en 1999
· et BRILLAMMENT participé en 1999 à l’album tribute to Marvin GAYE, sorti chez Motown : « Marvin is 60 » en offrant le magnifique « ‘Til Tomorrow » (dans la pure tradition du Maître) également présente sur son second album… Je vous jure elle me donne la chair de poule cette version aussi…
· « I Wanna Be Your Man» (en Avril 2002 avec James Debarge & Shae Foil) sur la BO de Still More Bounce.

Mais revenons à ses productions solos : en 2000, c’est le très bon single « Playa Hater » qu’il sublime… Ce titre écrit par Joe est l’occasion pour Chico de rappeler certains préceptes sur la manière de traiter avec respect une femme quand on a une relation avec…
On pense à un album mais on ne voit rien venir… Reste une vidéo que vous pouvez toujours regarder ici : http://dir.yahoo.com/Entertainment/Music/Artists/By_Genre/R_B_and_Soul/DeBarge__Chico/

Il était donc grand temps que je trouve un moyen de lui rendre l’hommage qui doit lui être rendu (je ne comprends pas qu’un tel talent soit si méconnu d’une communauté comme la nôtre…) et pour mon plus grand bonheur cette frustration vient de trouver son terme.

Car nous voici en 2003 : depuis sa sortie fin Mars dernier, j’entends deci-dela que le nouvel album « Free » est inférieur aux précédents… Et bien j’ai l’impression que les exigences le concernant augmentent à chaque fois, qu’on place pour lui la barre un peu plus haute (mais n’est-ce pas la meilleur preuve ou reconnaissance de son talent ?).
Alors je le dis tout net : ce nouvel album n’est pas moins bon que les précédents, il l’est tout autant… Il poursuit avec maestria ce chemin particulier qu’il a choisi : souvent soul, parfois nu-soul (puisqu’il ne s’interdit pas sur la fin du Cd de s’essayer à nouveau avec bonheur au R’n’B soft tel que je l’apprécie) et forcément ce n’est pas pour me déplaire ;o)

En digne représentant de la Soul moderne ayant le soucis permanent d’atteindre la qualité artistique de ces illustres aînés, ce qui marque d’abord sur ce disque c’est le choix délibéré d’un format de titres plutôt court… De la longueur de ceux qu’on élaborait dans les années 60/70… Moins de 3 minutes pour pas mal de titres et on se trouve tiraillé entre la conscience qu’il s’agit là d’un hommage au passé, à une certaine tradition et l’envie de l’entendre développer un peu plus…

Le 1er titre « It’s Cool » est de ceux là… Il commence par des violons, un Chico narrateur qui prononce des mots essentiels « Life, Love… » puis çà démarre tel les meilleurs hits de Janet Jackson (car nul doute que pour moi c’est le Janet au masculin… Autant de talent, ce même goût pour oser des choses : il fallait que je le dise, c’est fait…) : Vous savez, ce petit beat syncopé et récurant en fond qui créé un son irrésistible…
« Free » c’est autre chose mais du Chico dans toute sa splendeur qui débute en susurrant les paroles, porté par une guitare acoustique et un son de maracas du plus bel effet… C’est tendre, sentimental, beaucoup plus lent mais que c’est beau l’amour décrit comme çà !!! Surtout quand il monte en intensité, çà devient de plus en plus prenant, on entends comme un vol d’oiseau… Un ange passe… Emotions au maximum…
Deux parties successives composent « Smile » : l’interlude où Chico fait preuve d’une maîtrise vocale renversante puis le titre en lui même où l’on retrouve d’abord ce clapotement d’eau (régulièrement utilisé par Jam et Lewis pour les productions de la cadette des Jackson… oui encore ;o) qui annonce en général un moment privilégié… Puis notre homme démarre : ces nappes de claviers et ce mélange de voix me font penser irrémédiablement au génial Stevie WONDER, le rôle de Syreeta étant interprété ici par la fabuleuse Shayla BRYANT (à oui elle l’est !!!). Je vous garantie que l’association de ces 2 voix est torride… Encore excellent, désolée ;o)
« The Unloved » bénéficie d’une flopée d’effets qui hypnotisent instantanément : un clavier électronique pour la légèreté, une intervention subtile et régulière des « tambours du bronx » pour la profondeur, la petite guitare acoustique pour l’émotion, une basse « lourde » et prenante pour le rythme et la voix de l’artiste pour enjoliver le tout… Unique…

Aucun artifice à l’inverse pour « Style », l’accompagnement est simple et épuré : Claps et clavier aux touches de velours pour cette ode à la femme aimée dans le plus pur style romantique… Il lui demande de ne pas changer son style… J’ai envie d’en faire autant le concernant, tant je suis sous le charme…

Premier vrai changement de ton avec « Home Alone », plus urbain et « mécanique » de par son beat R’n’B : normal puisqu’il s’agit du premier titre à connotation sociale du Cd. Chico y mélange les tonalités de chant (comme il l’avait déjà fait sur les albums précédents) et le résultat est toujours une réussite avec lui… car on est porté par l’harmonie… Et dans ce domaine il maîtrise grave aussi !!! ;o)
Moment de recueillement presque avec « Virtuous » par lequel on revient à la douceur suprême… On ressent ici toute l’influence de Marvin GAYE, qu’il a du écouter aussi pendant des heures le Chico… La différence avec ce qui se faisait plusieurs années en arrière c’est le petit beat Nu-Soul, ce son de clavier électronique distordu, presque strident… Mais le résultat est aussi bon…

Le vent souffle et on entends quelques craquements de vinyles sur le début de « Page from the Journal », un titre qui aurait pu être signé Stevie WONDER… On y reconnaît le même son de clavier d’époque, cette même montée en puissance des chœurs, ce soin apporté à la mélodicité de l’ensemble… Et à son instar, il y dénonce les choix discutables de nos gouvernants et fini par un appel désespéré au « tout puissant ». Quand « religieux » ne rime pas avec « sirupeux »…
« Questions » continue dans le même style de mood… Il poursuit le virage qui vient d’être effectué vers des titres plus revendicateurs sur les injustices du monde moderne… Ce titre est un pur chef d’oeuvre Nu-Soul, cool et efficace à la fois…

Nouveau changement de rythmes avec l’énorme (un tube en puissance…ndrl) et très dansant « Availability »… Ca pète bien, c’est plus énergique mais toujours dans une veine Nu-Soul que Chico maîtrise aussi bien que Musiq, d’Angelo et Bilal réunis…
On passe à « Not 2Gether » (tiens il s’inspire de Prince dans la symbolisation des titres) qui est une très bonne suite du morceau précédent… Les scratchs et ce gros beat de batterie en sont les éléments significatifs… Ceux qui écoutent Générations 88.2 devraient connaître, c’est en effet ce titre qui est régulièrement diffusé chez eux (et est pressenti pour être les prochains single et vidéo). Ils n’ont pas tort, y’a encore un gros potentiel là dedans…

On fini avec « Next Time » qui est une nouvelle grosse bombe dancefloor en substance… La fin du Cd est donc plus agitée et c’est très bien comme çà… J’adore ces petits solis successifs de claviers tout en toucher et cette façon qu’a Chico de jouer avec l’interprétation des mots… En mélangeant ainsi voix lead et chœurs (qu’il a enregistré seul) avec un tel brio, on dirait qu’ils sont 5/6 au chant…

Voilà, il nous a encore sorti un album brillant qui reflète toute sa grandeur d’âme, sa sensibilité et son savoir-faire hors norme. Chico Président !!! Et le monde sera meilleur… Moi je repars me réécouter tout çà…

Funkygirl Juillet 2003

Mon Cadeau Bonux pour vous tous ;o) http://www.kochentertainment.com/catalog/artistinfo.aspx?number=KOC-CD-8620#' : pour écouter des extraits de tous ces morceaux…
Et plus particulièrement pour ces demoiselles, pour mater la vidéo du single « Home Alone »… Mais ne venez pas me faire de réclamation si vous ressortez dans un état second après avoir consulté ce lien… Abus dangereux pour votre libido…

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