Retrouver
le disque de Dodge sur www.funktothemax.com
ou sur le site www.seveneleven.nl
A
noter que les sorties cumulées des nouveaux albums de Seven
Eleven et de Dodge, est l’occasion de la ressortie du 1er
album de Seven Eleven « The NEW Come Out », enrichi
de titre Live du second album « Get’m’Down
» et de celui de Dodge « Mutronic Injection »
dans une version Deluxe.

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la revue de leur concert à Coutances >>>
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leur interview >>>
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DODGE, bassiste de SEVEN
ELEVEN, sort son 2ème album après le « EP »
« Mutronic Injection » de 1998 (qui fut suivi
par « Effective Manoeuvers », un autre 4 titres
contenant les prémices de l’actuel album) que j’avais
trouvé un peu lourd à digérer (mais bon la
basse de Dodge est lourde comme l’est celle de son idole,
Bootsy COLLINS !!!)
Avec des guests annoncés (lors de l’interview que
nous avions réalisés d’eux à Coutances
lire >>>)
comme Jara HARRIS de SLAPBAK
çà présageait du meilleur et nous allons voir
si le résultat est à la hauteur de nos attentes.
On rentre tout de suite dans le vif du sujet puisque Jara est présent
à la Guitare et au chant sur « Just Funk »,
le 1er titre de cet opus… L’introduction, à la
couleur musical qui régnera ici, est assurée par Nowell
HASKINS (Fils de Fuzzy, membre du clan Parliament) de FUNK’KIN
: c’est du LOURD !!! ;o))
LOL !!! Dodge se prend pour Jam & Lewis ;o)))
puisqu’il s’auto-sample lui-même et sample Seven
Eleven pour « Tuned Car Mind (Blow-up mix)»
: it’s good, good, good !!! Beat irrésistible, la basse
est deep et grandement mise en avant (on en attendait pas moins…)
et les cuivres supra efficaces = j’adore : Un Must !!!
Mais je suis vite calmée par la chute soudaine de ma température
intérieure puisqu’on a le droit à un beat très
House et à Jewl (chanteuse de 7/11) en Lead
pour « Funky Anarchist »… La basse se
fait bien entendre certes mais le résultat est… comment
dire… Ouais bof (et encore je puise dans mes réserves
de gentillesse…). La magie n’est pas là et çà
me laisse la même impression que ma première écoute
de sa précédente livraison : Il tente des choses Dodge
(c’est tout à son honneur) mais là l’inspiration
musicale ne me correspond absolument pas… De plus, l’utilisation
de programmations en tout genre imprègne le son d’une
certaine froideur et j’ai toujours du mal dans ces cas là…
« Dodgeland » est un instrumental beaucoup
plus mélodique : normal y’a plus de vrais musiciens
qui jouent… On y trouve 50% de Seven Eleven, Dice à
la Guitare, Miguel au sax et Captain Hurk à la Batterie…
et rien de moins que 3 bassistes… Là on a abondance
de ressources groovistiques.
L’ambiance « synthétique à outrance qui
se veux planante » (à la Jean Michel Jarre) de «
Heardache » me donne mal à la tête ;o)
(Désolée, je ne pouvais pas ne pas la faire…).
C’est un truc de l’espace-housisant comme j’en
ai horreur… Je zappe donc ce titre (l’un des plus long
de l’album…une punition de 5mns) sans remord.
On continue un peu dans le même style de sonorité
sur « The Struggle »… Normal les beats
et programmation sont distillés par le même énergumène
provocateur, Oh Jay ;o) Mais cette fois on a calmé la course
aux Bpm et on a largement réduit le rythme… Encore
un morceau spécial qui voit la participation de Menace
mais à part le solo de Sax de Miguel (Seven Eleven)
je n’ai pas de raison de m’attarder non plus lourdement
sur ce titre.
Une petite interlude funky plus tard, « Eat that Funk
Alive », Dodge décrète, bien soutenu par
Are Mc (le Mc du 7/11) le « National Funkday ». C’est
l’occasion qu’il saisit pour revenir dans un répertoire
Funk intense et fat : celui qu’il n’aurait jamais du
quitter.
« Jewl on the Nile » est, comme son nom l’indique,
l’occasion pour la chanteuse des Seven de retenter sa chance,
et compte tenu de l’avis que je porte sur le titre précédent
auquel elle a participé ici (Funky Anarchist), je préfère
100 fois ce qu’elle et Dodge nous proposent ici, même
si c’est encore un peu plus agressif et wild que ce dont nos
oreilles ont l’habitude…
On est proche de l’esprit Cartoon pour la première
moitié de « This is Dodge » puisque
des voix apostrophent notre maître de cérémonie
sur un ton plutôt comique avant que la basse et les synthés
ne prennent tout l’espace jusqu’au titre suivant…
Il y a une sacrée flopée d’invités pour
« On the Hood » : Gary Shider, Kush
Griffith, Fred Wesley, Bootsy Collins… Les arrangements
de cuivres étant assurés par ces 3 derniers…
Le titre est bon mais on pouvait s’attendre à plus
d’explosion d’une telle réunion (mais je suis
d’avis qu’en fait de réunion, la rencontre n’a
été que virtuelle…)
« Talking to the Bass » est une petite interlude
aquatique plutôt agréable.
Retour de Menace pour « Phish Line » et c’est
beaucoup plus convaincant que tout à l’heure ! J’aime
beaucoup ce mid-tempo qui mélange les harmonies groovy avec
talent. Mention spéciale à Captain Hurk (et au Beatring
qu’il nous assène) qui y est pour beaucoup.
Retour aux sons synthétiques avec « Mutron Bomb
(Incoming Mix) » mais quand c’est Handie Man qui
seconde le « boss », je trouve que c’est meilleur
!!! Alors bien sur c’est encore un peu trop housisant sur
les bords pour que je trépigne sur ma chaise mais c’est
acceptable ;o)
On fini de manière assez monotone avec « Star Bass
Invasion » qui n’a rien de bien différent
du reste (çà fini par être monotone d’entendre
le même style de sons…) et la ballade ambiant et très
atmosphérique « Star Child » (qui mêle
Trip Hop et Drum’n’Bass).
En bref, un album beaucoup plus varié que le Seven Eleven
et qui continue à explorer la voie et les pistes d’un
Funk plus synthétique, aperçu dans « Multronic
Injection ». Ca contentera les plus ouverts, çà
ravira les amateurs de basse mais certains morceaux sont vraiment
éloignés de la quintessence et de la chaleur de la
musique qui nous réunit… C’est un peu trop barré
pour moi parfois mais y’a quelques grands moments Funky…
Dodge est de la trempe des Freekbass, peut-être
un peu trop sous l’influence du maître Bootsy…
A vous de voir si sa version personnelle du Funk fera partie de
vos tendances préférées !
Funkygirl Novembre
2003
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