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Quelques
goodies (dont des dessins d'Erykah) là : www.erykahbadu.com
lire
le report de concert à Bruxelles, le 8 décembre 2003
>>>
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Egérie incontestable et incontestée
de la nouvelle vague Nu-Soul, Erykah BADU nous revient en cette
mi-septembre 2003 avec un tout nouvel album (annoncé d’abord
mi-Juin puis reporté à fin Juillet : le voici enfin
!!!).
Née Erica Wright à Dallas aux Etats-Unis, Erykah
Badu a débuté sa carrière à l'école
en participant à un duo rap féminin sous le pseudonyme
de MC Apples. En 1993, elle prend la décision de se consacrer
à plein temps à la musique. Elle fait plusieurs petits
boulots tout en créant avec son cousin le groupe hip hop
Erykah Free. Elle est repérée par
Tim Grace du label Legacy Entertainment qui lui obtient les premières
parties entre autre de A Tribe Called Quest, Method
Man et Arrested Development. Elle ouvre également pour
D'Angelo en 1995. Erykah quitte alors sa ville natale et
son cousin pour enregistrer son premier album solo « Baduizm
» à New York. Ce disque sort début 1997 et atteint
rapidement les sommets des charts grâce notamment aux singles
« On & On » et « Next Lifetime ».
Saluée unanimement à sa sortie, c’est surtout
consécutivement, quand le Live correspondant à la
tournée de cet album (et agrémenté des nouvelles
chansons « I'll Be The Moon » et « Tyrone
») a été mis sur le marché, quelques
mois plus tard, que son talent a vraiment jailli sur la scène
internationale. (En parallèle, Erykah donne naissance à
son premier enfant, Seven, dont le père n'est autre que Andre
Dre Benjamin du groupe Outkast).
Depuis ce disque, Erykah BADU est un nom qui suscite l’intérêt.
On l’attendait au tournant et en cela « Mama’s
Gun » sorti fin 2000 a été pas mal critiqué
(je dois avouer que moi-même, c’est surtout en écoutant
le Live que j’atteins le nirvana musical ;o) pour son côté
un peu trop « mou » et un manque de prise de risque…
mais force est de constater que la classe d’Erykah y est bel
et bien présente de bout en bout et que l’ensemble
fait preuve d’une belle maturité.
Cet album a été produit par Motown
Records, référence en matière de production
soul 60's et 70's. On y trouve un hip hop très calme et groovie,
aux accents funk et jazz sur lesquels elle pose sa voix de diva
néo-soul. Le tout sonne comme la parfaite alchimie entre
la chaleur de Marvin Gaye et la sensualité moderne d'Aaliyah..
Cette jeune femme rayonnante sait garder en tête les modèles
d'Ella Fitzgerald, Chaka Khan et Roberta Flack, tout en créant
son propre univers de sensualité.
Alors qu’en est-il de « Worldwide Underground »
qui vient de sortir ? Et bien c’est ce que nous allons voir
;o)
On commence avec « World Keeps Turnin' » qui
cloturera également ce nouvel opus (dans une version, intitulée
fort logiquement Outro). Mais c’est l’Intro qu’on
a ici et dont le volume sonore augmente au fil des secondes…
C’est down tempo, soft, mélodique et classieux : un
bref échauffement vocal pour Erykah ;o)
Petits scratchs introductifs pour « Bump It » (featuring
Zap Mama & Karon Wheeler),
1er titre très long de l’album puisqu’il dure
près de 9 minutes… L’utilisation de différents
claviers permet d’imprimer à ce morceau un beat funky
modéré et de mettre en place, avec bonheur, ce flow
irrésistible dont elle a le secret, le tout mis en valeur
par des harmonies vocales tout en douceur et subtilité :
ce qu’on peux dire c’est que çà démarre
fort ;o)) Ce (très très bon) morceau se termine acapella
avec une Erykah qui vocalise « à l’africaine
», uniquement accompagnée par des percussions : belle
démonstration.
Arrive alors l’un de mes (si ce n’est mon) morceaux
préférés de l’album : « Back
In The Day (Puff) » (feat. Lenny Kravitz).
Rien de très original, ou d’innovant dans ce titre
mais il tape dans le mille !!! J’ai instantanément
aimé et çà ne s’explique pas ;o)
C’est Funk dans sa façon de groover (Ahhh ces petits
breaks qui tuent en fin de titre…) et Soul dans sa manière
d’interpréter : Le chant semble simple quand on écoute
Erykah qui est éblouissante de talent ici et justifie tout
à fait son titre de Diva Nu-Soul… Elle peux y aller
pendant des heures avec ces « Puff » (traduire PAF en
français…cf tape dans le 1000 ;o) car vraiment ce titre
se pose là et est irrésistible…
« I Want You » est le morceau de bravoure de
l’album, presque 11 minutes où les rythmes (parfois
atypiques dans leur association… C’est peu de le dire
;o)) se succèdent. On a donc d’abord droit à
un beat « type house » récurrent, genre battement
de cœur, qui m’horripile plus qu’autre chose…
Erykah commence à se manifester au bout d’une (très
longue ;o) minute… Mais cette fameuse inspiration techno perdure…
La délivrance arrive enfin vers les 3 minutes et là
on prend vraiment conscience de la mauvaise inspiration de la miss
sur ce titre… Car quand ce son détestable disparaît
réellement, on décèle enfin la qualité
de création mise en œuvre… J’aime bien ce
titre mais uniquement entre la 3ème et la 8ème minute
parce qu’après (et très soudainement) on part
dans un délire à la Jimi
Tenor… On change carrément d’ambiance : Son
de bontempi, puis délire de claviers psychédéliques
à la « Bernie Worrell sous acide » ;o)) Extravagant
et déstabilisant de la part d’Erykah!!!
On se tourne beaucoup plus vers une inspiration Hip-Hop pour «
Woo » : la mélodie est familière, les scratches
utilisés à bon escient et tout çà fonctionne
parfaitement.
« The Grind » (feat. Dead Prez) suit : pour
les fans princiers, NON il ne s’agit pas de la reprise du
titre qui se trouve sur le Black album… Dommage d’ailleurs
car le titre, toujours d’inspiration plus « street »,
est un peu trop marqué hip hop à mon goût…
C’est pas mon truc, ce genre de musique…
On se rapproche des stars R’n’B telles Mary J Blige
ou Missy Elliott pour le titre suivant « Danger »
(feat. China Black), premier single issu de l’album, et là
rien à dire, dans le genre c’est efficace et carré.
La couleur musicale redevient plus moelleuse et le monde se fait
plus doux avec « Think Twice » (feat.
Roy Hargrove). Les sonorités sont logiquement plus
jazz ( à l’instar de l’excellent album du Monsieur
: « Hard Groove »).
On fini quasiment avec l’excellent « Love Of My
Life Worldwide » (feat. Queen Latifah, Angie
Stone & Bahamadia) qu’on vous
avait présenté y’a de çà quelques
mois via notre Radio internet. C’est rythmé, enlevé
et joyeux : les filles s’y accordent à merveille et
c’est vraiment un plaisir de les voir ici réunies pour
le meilleur. On entend des applaudissements à la fin et nous
aussi on a envie de les saluer…
Voilà Erykah nous a livré un album (et oui !!! d’obscures
considérations Marketing font que le plan de communication
nous sert l’appellation EP pour ce nouvel opus… Je ne
saurais l’expliquer mais c’est bien à un album
auquel nous avons à faire ici ;o) plus varié que le
précédent et en profite pour nous montrer de nouvelles
facettes de son talent. Evidemment elle fait preuve à nouveau
de cette Coolitude qui fait une partie de son charme mais sait également
s’essayer ici (souvent avec bonheur) à des rythmes
plus Funk, pour notre plus grand plaisir ;o))
Testé, approuvé et définitivement adopté
: ce sera sans doute un des albums de l’année…
Funkygirl Octobre
2003
Nota: Certains éléments de biographie emprunté
à Mcm.net (j’peux pas tout faire ;o)
L’excellent flûtiste Dwayne Kerr (lire
la chronique >>>) participe à nouveau à
cet album.
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