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VRAI nouvel album du groupe mythique (je vous dispense de biographie
cette fois, il faudrait un article à lui tout seul…) depuis « In
the Name of Love » (qui remonte à 1997)… Une des questions
que tout funkateer était en droit de se poser à l’annonce de ce
nouvel opus studio, était : Allaient-ils suivre les traces
de certaines de nos plus grandes figures médiatiques (Stevie
WONDER dans une moindre mesure mais surtout Michael JACKSON,
pour ne pas les citer) et mettre des plombes à nous sortir un album…
pour un résultat, somme tout, au finish, bien décevant ?
Et bien non !!! ;o))) Alors bien
sur le EWF 2003 n’a plus le charme ni le faste des grandes
années (fin 70 et début 80 : qu’on a d’ailleurs pu se remémorer
avec les 2 derniers très bon live du groupe « Alive 75 »
chroniqué ici
(lire
article >>>) ou « Live in Rio
1980 » qu’on a écouté et qui est aussi très bon…) mais
la qualité est bel et bien toujours là !!!
« All in the Way » aurait
pu être un des grands classiques du groupe si leurs années de gloire
(médiatique s’entends…) n’étaient derrière eux… C’est une excellente
entrée en matière : on y retrouve le Kalimba, cette
section de cuivres reconnaissable entre 1000, cette manière d’arranger
voix lead et chœurs, Maurice WHITE, Philip BAILEY…
N’importe quel amateur de Soul/Funk ne pourra qu’apprécier ce titre.
On vire beaucoup plus mellow avec « Betcha’ » mais
là encore, on reconnaît la patte du Groupe à la première note et
c’est tant mieux !!! ;o) On ne change pas une recette
quand elle est bonne… Philip BAILEY porte cette balade qui
a quelque chose de magique… Ahhhh cette voix ! Unique !!!
J’adore ;o)
« Wiggle » est une interlude
groovy (de celles qu’on voudrait qui durent…) mais non, on passe
à « Why ? », une autre ballade (et encore
une de réussie, si si… ;o) mais cette fois c’est Maurice
WHITE à la manœuvre, parfaitement secondé par Mr Gerald Albright
au Sax Alto… Voici un guest de grande qualité…
Mais il n’est pas le seul… puisqu’
Angie STONE officie en duo avec nos deux voix emblématiques
du groupe (Maurice et Philip) sur « Wonderland » :
encore une ballade mais un peu plus acoustique cette fois… On pouvait
attendre le meilleur de ce trio : force est de constater qu’on
est un peu déçu… C’est un peu mou, bien produit avec tous les ingrédients
qu’il faut… Oui mais voilà la sauce ne prends pas ! Il manque
cette petite étincelle qui aurait du jaillir d’une telle collaboration.
On nage dans un étang de douceur pour ce
début d’album et « Where do we go from here ? » ne dépareille
pas avec le reste ;o) Philip reprend le lead seul et
sans vouloir comparer des choses incomparables çà le fait bien :
on fond comme un glaçon ;o) A noter quand même que ce titre
avait été à l’origine enregistré lors des sessions de l’album « I
am » (et oui celui de 78 !!!) : c’est un énorme
cadeau qui est ici fait aux fans les plus fidèles… On y reviendra
car on n’en a pas fini avec les surprises ;o)
On passe à « Freedom »,
une interlude kalimbalesque dont ils ont le secret et on se laisse
séduire par « Hold Me » qui lorgne beaucoup plus
vers les sonorités modernes, aidé en cela par l’utilisation massive
des machines programmées actuelles. Alors forcément çà ajoute une
touche légèrement R’n’B à cette ballade (et oui encore une… mais
la grande différence avec eux, c’est la grâce, la classe, le talent
et un savoir-faire jamais mis en défaut : c’est JAMAIS chiant
et çà c’est vraiment appréciable ;o) Appréciez en particulier
le solo de piano pendant le Bridge et détendez-vous…
Allez, on bouge son fessier pour le très
Latina’s inspiration de « Never », assez imparable
dans son genre, même pour les réfractaires de ce genre d’ambiance.
Ca pourrait faire un carton si çà sortait en single, compte tenu
des « tendances » musicales actuelles… Philip est au Lead,
Jerry Hey aux arrangements de cuivres, Verdine à la
Basse, Gregory Curtis aux claviers et Maurice aux Choeurs…
Paulinho Da Costa
(lire article
>>>) et Gerald
Albright respectivement aux percus et aux Sax nous distillent,
de plus ici, de sublimes solos en fin de titre…
« Prelude » est l’interlude
la plus incongrue du lot puisque plutôt électro : rien à voir
avec les morceaux qu’elle côtoie…
On revient à du plus classique avec « All
about Love » : un mid-tempo très tranquille emmené
par Maurice… Un bon titre dans la lignée des best sellers du groupe !
Amateur d’expérimentation, ce morceau ne vous fera pas beaucoup
avancer ;o))
On revient à des bases (basse-batterie-cuivres)
plus rythmées pour « Suppose you like me », un
très bon moment avec des petites touches d’harmonica à la Stevie ;o)
Une fois n’est pas coutume, Philip n’y utilise pas sa voix de falsetto
habituelle mais nous dévoile un timbre de voix plus viril ici… (lol !!
il peut le faire ??? Oui ;o)))
Encore le Kalimba pour « The Promise »,
le titre éponyme, en fait une nouvelle interlude…en 2 parties, puisque
la suite se trouve immédiatement après le prochain titre… (vous
me suivez toujours ? ;o)
« (Love’s Patience) She Waits »
est assez atypique dans son genre : çà démarre par des voix
lointaines, une salve de cuivres et une mélodie finalement globalement
enjôleuse. Maurice y est particulièrement inspiré et brille donc
vraiment ici. Ce qui crée une nouvelle atmosphère, c’est le solo
de guitare assez inhabituel (car appuyé et électrique) chez eux…
« Let me Love You » flirte
encore avec nos sentiments : c’est doux et mélodieux… Tout
ce qu’on est en droit d’attendre d’une déclaration ;o)
Et on fini en apothéose avec le second cadeau
de l’album (toujours issu des sessions pré-citées) : « Dirty »
un Funk-bluesy et cuivré du plus bel effet qui lui, pour le coup,
est carrément innovant. On a même le droit a des scratchs, des jeux
de passe-passe au mixage entre les cuivres et la guitare électrique…
Un petit bijou !!!
En résumé, un album qui ravira les fans
de toujours, pour peu qu’ils ne veuillent pas que « des titres
qui pètent !!! » Earth Wind & Fire nous
fait plaisir ici en ayant trouvé le parfait compromis entre tradition
(leur son, leur touche) et modernité (utilisation à bon escient
des moyens et technologies actuelles). Ce groupe a su traverser
les modes sans se diluer. Allez les voir en Live si vous en avez
l’occasion (mais vérifier bien vos sources car Al Mc Kay
n’est pas loin… ;o), même si sa prestation est, elle aussi,
digne d’intérêt) : j’étais allée les voir y’a 5 ans et je vous garantie
que c’est toujours magique… Tout comme l’ont été (les vrais) Kool
& the Gang aux derniers Solidays (spéciale dédicace en page
d’entrée du site… ;o)
Funkygirl
Novembre
2003
Site Internet : www.earthwindandfire.com
Autre preuve de goût, visuelle celle-ci :
appréciez la superbe cover au design Egyptico-mystique (cher au
Groupe) qui nous est offert pour ce digipack…
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