Jimi TENOR – Funky à sa manière
par funkygirl

 

infos : site très complet et bourré d'infos

www.jimitenor.com

télécharger le clip de 'black hole' >>> (lien susceptible de changer)

article lié :

Higher Planes, son dernier album

report de son concert au new morning

 

Ce papier m’a été inspiré mi-janvier par un message « anodin » adressé à la liste princière française dont je suis membre…

Jimi Tenor (inconnu pour moi jusque là…) a sorti son nouvel album le 28 janvier : il s’appelle « Higher Plane » et un premier extrait est téléchargeable sur son site ( www.jimitenor.com : très bon site, très complet avec plein de surprises, des downloads, des inédits et beaucoup d’infos…)
Quel lien avec Prince me direz vous ? Et bien ce titre est annoncé comme intégrant un featuring secret de mon nain pourpre préféré ;o) alors forcément, je suis déjà intriguée… (il semble, en fait, que ce soit encore un fake… Lol, faut pas croire tout ce qu’on dit !).

Mais tout ceci a aiguisé ma curiosité : les commentaires qui commencèrent à pleuvoir suite à cette annonce, n’arrangèrent pas les choses (ni mon état ;o). Faut dire, ils sont loin de ne pas me parler… Car j’ai pu lire tour à tour :
Que Jimi avait, à plusieurs reprises, été comparé à Prince, « notamment avec son album « Out of Nowhere » (sorti en 2000 chez Virgin) qui d’après les critiques de l’époque y aurait vu une « suite » à « Around the World in a Day » (85) »... (Npg2000)
Que « ses albums sont tous différents et très bons…que l'influence de Prince est évidente et qu’en même temps, il n'y a pas plagiat : c'est à la fois funky, sensuel, un poil barré, avec des bouts d'orchestrations "savantes" (notamment sur l’album pré-cité) ». Enfin bref JpWeb adore (vous savez, mon pote qui a chroniqué ici le ONA Live >>> lire ) et se félicite qu’on parle de ce finlandais sur une liste consacrée à the Artist…
Ou encore « Jimi Tenor est un génie !!! » dixit DaFonk, un real funkateer avec qui je converse de temps à autre depuis un bon moment (rencontré sur cette fameuse liste, il m’avait conseillé le Roger Troutman II « The second Coming » R.I.P.) et « posteurs » occasionnel sur notre forum ;o)

Enfin voilà, j’avais de quoi devenir curieuse non ? J’espère que vous le serez aussi…
Sans compter que je télécharge le fameux titre « Black Hole », l’écoute et le trouve très bon… Faut dire, il est très influencé P-Funk J !!! Du coup, je contacte en parallèle les deux derniers garçons pré-cités pour profiter de leur connaissance et m’informer plus avant du sujet…

Da Fonk m’explique que « En fait, c'est un DJ de techno à la base !!!!!!!!!! Mais aussi un fan de saxophone tenor (même s’il ne sait pas en jouer), d'ou son nom… Ces albums sont très éclectiques (un titre 100% Be-bop puis un titre 100% Electro!). C'est pas très dansant comme musique mais c'est vraiment un très bon arrangeur, très créatif. »

En fait, les 2 (Da Fonk et JpWeb) me disent à peu près la même chose et me conseillent surtout les mêmes albums :
« Intervision » (96) qui est l’album qui devrait le plus me plaire car il s’agit de la plus « funky » de ses productions jusque là…
puis « Out of Nowhere » (2000), enregistré avec un orchestre symphonique !
et enfin « Organism » (1999)
Tous sortis sur WARP, un label renommé pour la qualité de son catalogue, principalement dans les musiques "électroniques" (toujours dixit JpWeb).

Voilà, vous savez tout du cheminement intellectuel qui m’a poussé à vous en parler aujourd’hui… Et ce que je peux vous dire, c’est que ces messieurs ont été de bon conseil et qu’ils ont eu bien raison de m’inviter à découvrir cet artiste singulier, au physique proche d’Andy Warhol…que ce soit au niveau de sa tenue vestimentaire très 70’s que de son état d’esprit !
Maintenant, j’appréhende mieux la comparaison avec mon Prince ;o), il est auteur-compositeur-interprète, est capable de tout faire seul et élabore des arrangements fournis, complexes et très travaillés…

Ceci dit, je ne me suis pas arrêtée là !!! Car pendant que toutes ces idées mûrissaient dans mon esprit, je me suis procuré les Cds en question. Je les ai trouvé à ce point intéressant et étonnant que j’ai décidé de vous livrer mon avis avec ma sensibilité de Funkateer (pure et dure ;o) : précision importante, car je ne suis absolument pas une habituée des influences et différents types de sons malaxés dans ces albums mais ce que je sais c’est que ce mec a beaucoup de talent et est Funky à sa manière…
Quand on ne connaît pas, et à la condition d’être prêt à s’ouvrir aux sons Jazz et/ou Electronique modernes (donc des sons moins chauds que ceux auxquels nous sommes habitués…), il y a un risque que ces disques vous déroutent un peu parfois, tant certains titres peuvent paraître étranges, avec des sons bizarres… Mais je vous invite à faire attention aux rythmes (et influences digérées du) funk, très souvent au rendez-vous, même si le tout est généralement catalogué, à juste titre, Electro, de par la base utilisée… Alors essayez de faire comme moi, ne fuyez pas systématiquement à l’annonce de cet étiquetage et écoutez ;o)

Mais rentrons dans le vif du sujet (je sais l’intro était assez longue mais j’ai jugé nécessaire de vous expliquer pourquoi Jimi Tenor ici…), voici un petit bilan (par ordre chronologique) de ce que j’ai pu découvrir tout récemment dans sa discographie :

Innervision (1996-WARP CD48) :

A part « Sugardaddy » (au son techno, d’où un côté froid et dur, avec évidemment les boum/boum répétitifs d’usages, trop présents à mon goût, surtout que çà dur 7’34 comme çà !!!) et « Shore Hotel » (un truc hybride houssissant-techno… Et oui encore !!! Dommage le jeu de sax se laisse écouter) où il prend une voix d’outre-tombe ce qui imprime aux titres un côté morbide, d’une tristesse très pop déjanté que je n’ai pas pu surmonter… ;o) Tous les morceaux sont de grande qualité, originaux certes, mais rafraîchissants en même temps et surtout baignés des multi-influences susceptibles de régaler nos oreilles.
« Outta Space » : gros son de basse et sax qui montent en puissance jusqu’à l’arrivée de chants très dans l’esprit psychédélique. C’est très Bon !!!
« Downtown » plus léger mais qui swingue dans un style jazzy avec une trompette, un sax et un orgue Hammond, la voix est encore un peu spé mais le mélange est très agréable,
Ambiance « lounge intime » et chants susurrés pour « Never said it aloud » un titre qui dégage pas mal de sensualité, laissez-vous envahir au gré des sublimes notes que nous distille le sax… Relaxant et tout en finesse !
« Can’t stay with me baby » pourrait être le résultat de la rencontre entre Curtis Mayfield (pour la manière soul de chanter) et de Kraftwerk (pour le son electro et le côté répétitif du beat), une section de cuivre en plus et un solo de clavier au Hammond. Etonnant mais on s’y laisse prendre !!!
« Tesla » est construit sur un beat de batterie et des sons de cuivres électroniques, le tout relevé par un chant genre « cantatrice en vocalise »… Je reconnais qu’il faut s’y faire… Cà fait parti des titres « Strange » dont on m’a parlé j’imagine ;o)
Le « Caravan » qui nous est servi ici, est une reprise techno housisante du titre de Duke Ellington au Bontempi, avec des percus électroniques : çà passe ou çà casse (moi çà m’a fait marrer par son côté délire à outrance… Mais je l’écouterais pas 3 fois d’affilée non plus !!! Le mec est un peu barré des fois quand même ;o)
« Wiping Out » voit le retour du Groove pur, de vraies guitares avec en prime des chants au vocoder, on va dire que c’est de l’electro-Funk moderne ! Lorsque les cuivres arrivent (écoutez ces petits sons à la « Space Invaders » à la fin) çà prend toute son ampleur.
Le trio sax/basse/batterie introduit « Nobody’s Perfect » et c’est un bon résumé du titre… La musique est très bonne mais il aurait fallu s’abstenir de chanter dessus car quand il se met à vouloir jouer les « Barry White » ou les « Cunnie Williams du Velvet Underground » )), çà le fait pas du tout pour moi…
(pour ceux qui ne comprenne pas la dernière expression, et j’en connais… m’écrire en privé, çà me permettra de me rendre compte qui lit ou pas ;o)) : çà s’appelle interactivité !!!)
« Atlantis » démarre dans un concert de cuivres et de cordes (son de contrebasse en particulier), c’est le titre mellow, ultra dépouillé et entièrement tourné jazz (écoutez cette batterie sur la seconde partie du titre) du lot… Les harmonies sont mises en exergue, c’est carrément planant dans un premier temps, çà s’accélère sévère avant de revenir au calme du début, tout ceci sur fond de roulement des vagues océanes en fond sonore !

Organism (1999-WARP 47066-2) :

L’album commence sur « Total Devastation » un titre énergique dont la musique est à tendance house groovisante (mais version piste de danse quand même) plutôt agréable même si un peu répétitive.
« Serious Love » avec sa voix robotisée et ces petits beats mélangés très très synthétiques fait penser à une musique de l’espace, genre « Guerre des étoiles », le côté ludique et funny en plus, malgré un aspect froid de prime abord (un peu à l’image du monsieur). Là encore, on arrive à s’y faire… ou pas ! C’est assez indescriptible…
« My Mind » est à 100 000 lieux de l’ambiance précédente : un mélange Pop/Jazz léger. Jimi nous y paraît même presque introverti (ou était-il malade ? ;o) sur ce titre tant il chante cette fois d’une voix douce et claire… Très bon titre de mon point de vue (avec des paroles simples mais romantiques), qui monte en puissance en même temps que les apparitions du sax et d’une « choir » (A noter la petite guitare à la Benson à la fin).
Retour aux sons electros avec « Love and Work » mais çà reste léger et moi je l’aime bien le Jimi quand il est dans cette mood aussi ;o) La difficulté avec lui c’est qu’il fait de tels mélanges que c’est pas évident de décrire… Ici çà swingue assez clairement et pourtant çà reste aérien en même temps !!! Il nous refait le coup de paroles tout juste chantée et audible et çà le fait, on est charmé !!!
« Sleep » pareil (en plus cool et tendre encore) mais comme là il s’agit d’une incitation à rester en position verticale avec son (sa partenaire)… çà va de soit ! (je vous laisse apprécier tou(te)s seul(e)s les parties accélérées).
« Xinotepe Heat » démarre sur divers bruitages et continue sur des variations de son de synthés parfois stridents et aigus, avec toujours un cuivre en avant (et il est pas manchot le musicos en question). C’est impossible à décrire, le sax se mélange à une sirène d’ambulance (ou à un signal d’ovni… ?) j’en sais rien ;o) Ca paraît dingue comme çà mais faut vraiment que vous jugiez tout seul… Strange il l’est c’est sur mais ce « Gloubiboulga » ne m’a pas repoussé !!!
« Muchmo » fait encore la part belle aux mixtures singulières : voix robotisée et monotone, sons de cuivres au premier plan et clavier fou pour relever la sauce… « Muchmo Psychédélic »… C’est lui qui le dit et encore une fois le tout groove plutôt pas mal !
« Beach Boy » : On avait fini avec l’envol d’un hélicoptère (titre précédent) et là on doit être au zoo car y’a des cris de bêtes dans le fond !!! En tout cas il fait travailler mes neurones l’animal tant je me dois de puiser dans mes réserves pour essayer de vous décrire une musique totalement originale et singulière.
« Year of Apocalypse » démarre sur des chants vaguement gospel mais s’avère beaucoup plus festive que les précédentes. Bizarre me direz-vous avec un nom pareil… Mais au point où on en est ! ;o) Là encore je suis face à un « dilemme », la ligne directrice est très synthétique, les bruitages electro et bizarroïdes mais ce titre ne constituerait pas une faute de goût sur un dancefloor funky…
Enfin, « City Sleeps » aurait fait sans doute merveille pour l’illustration sonore d’une mauvaise série B américaine, avec ses coups de tonnerre, l’orage et le sax en fond… On peux donc se demander l’intérêt de ce titre…
En bref, un Cd encore étonnant et détonnant où tout ne plaira pas (mes titres préférés se situant au cœur de cet album…) mais beaucoup de titres méritent qu’on s’y attarde…

Out of Nowhere (2000-WARP 76) :

La particularité de cet album comme on me l’a expliqué c’est qu’il a été enregistré avec un orchestre philharmonique (Polonais) et « Out Of Nowhere », le titre qui démarre cet album (du même nom), a été pour sur bien baptisé… Des Bruitages inquiétants pendant 3’56… Genre musique contemporaine pour intello en mal d’émotions : une horreur !!!
« Hypnotic Drugstore » commence bizarrement également puisqu’il surfe sur des rythmes arabisants dont je suis loin d’avoir l’habitude, le chant est toutefois à mi-chemin entre Soul et Pop, c’est toujours spé comme mélange mais quand même plus mélodieux que la précédente grâce à la présence d’une trompette et d’un sax.
« Paint The Stars » est une chanson douce presque naïve que je verrais bien illustrer la création d’un monde imaginaire où les fées seraient de la partie…
Le Sax et un solo tranquille sont de retour pour « Pylon » : j’en viens à une conclusion certaine, Jimi Tenor avait en projet de faire une B.O. baroque, c’est pas possible autrement… Encore une fois, on dirait qu’on cherche à sous-entendre quelque chose à l’auditeur, qu’on souhaite lui laisser se creuser les méninges pour trouver la signification de ces titres mystères…Inutile de vous dire que c’est encore spé…
Bruitages Electro-Rock- Electrique et choeurs “d’églises” sont les ingrédients proposés dans « Blood On Borscht », genre de titre qui pourrait illustrer un Péplum j’imagine ;o)
« Backhome Of Night » utilise le sitar et beaucoup de cordes. Bon ben là je commence à fatiguer (Heureusement les 2 derniers titres font à peine plus de 2 minutes…) Comprends pas ce qu’il veux me dire le Jimi ;o) Passons…
Mais Ahhhhh !!! Cà y est on arrive à LA PERLE « Spell » qui nous réconcilie définitivement avec la musique : ce titre est le plus bel hommage qu’on pouvait rendre à Curtis Mayfield… Faire un titre aussi bon que les siens, avec les mêmes vibes Soul et ce timbre de voix si particulier qui en a fait l’un de nos artistes favoris toutes catégories confondues… enfin 5’21 de BONHEUR !!!
Jimi vous parle en introduction de « Better Than Ever » : on craint le pire et puis le titre démarre et on retrouve ce côté Soul et inspiré dont il a enfin décidé de nous faire profiter… Les harmonies vocales, ce petit son de guitare omniprésent finissent par vous imprégner, ce qui en fait le second moment agréable de l’album… malgré des changements de rythme déconcertants !
« Night in Loimaa » : alors là c’est l’empire de Babylone qui s’écroule !!!
« Call of the Wild Blood on Borscht » aurait pu illustrer un documentaire sur les animaux… La migration des oiseaux peut-être .. (y’a qu’à écouter les bruitages… Moi je dis y’a du Nicolas Hulot chez Jimi Tenor !!!) ceci dit, une fois la première partie du titre passée (3’ de cuicui quand même ;o))
Bon Ok j’exagère un peu sur les bruitages, une voix sympa surgit et un solo de sax désespéré nous réveillent ;o)
Bon je rie mais j’ai failli retirer tous mes commentaires sur ces titres pour n’en conserver que 2 (je pense que vous aurez compris lesquels ;o)
Là pour le coup Jimi il a trop fumé et est trop délire pour moi… J’ai pas réussi à écouter tous les titres en entier, je dois l’avouer…
C’est çà la « suite » de « Around the World in a Day » de Prince ??? Ben désolée, je cherche la subtilité de cette comparaison, à part peut-être le côté un poil « baroque » du truc (mais cet adjectif correspond plus pour moi au Cd de Jimi… Baroque comme musique contemporaine ?? ;o)

Enfin voilà, tout n’est pas facile d’accès et à conseiller à nos oreilles de Funkateers mais j’ai hâte d’avoir entre mes mains « Higher Plane » (ce qui ne saurait tarder) car les critiques sont excellentes et mes amis des States qui l’ont déjà reçu et écouté en disent le plus grand bien…

En tout cas, si vous êtes près à tenter de nouvelles expériences, n’hésitez pas à aller le voir en Live, il paraît que çà vaut le détour !!! Il y sera accompagné d’une section complète de cuivres (Moi je vais tout faire pour y être surtout avec le nouvel album qui s’annonce que j’aurais écouté moi-même d’ici là ;o)

Voici les dates :

* 11/03/03 Strasbourg (La Laiterie)
* 12/03/03 Paris (New Morning)
* 18/03 Nantes (L'Olympic)
* 19/03/03 Bordeaux (Cat)
* 20/03/03 Poitiers (Confort moderne)
* 21/03/03 Tourcoing (Grand mix).

Funkygirl février2003

DISCOGRAPHIE en Solo (En gras les plus Funk/Soul)

Higher Planes (lire la chronique >>>)(2003)
Utopian Dream (2001)
Cosmic Relief EP (2001)
Out Of Nowhere (2000)
Organism (1999)
Venera EP (1998)
Intervision (1997)
Europa (1995)
Sähkömies (1994)

Voir une Mini-Bio (ainsi que quelques éléments d’information sur sa discographie, dont « Higher Plane ») qui nous ont été fournis par Ping-Pong, son agence de promotion en France (merci à eux !!! ;o)

Jimi Tenor nous rejoint avec une longue histoire et une grosse répution derrière lui.

Son premier album solo Sähkömies, avec son jazz relax et ironique, est sorti en 1994 sur le label Säkhö de Tommi Grönlund. Le morceau « Take me baby », extrait de l’album, a fait un carton.

C’est ainsi qu’il est venu à l’attention de Warp Records. Jimi les impressionne tellement qu’un contrat s’impose en 1995. Son début sur Warp, Intervision (1997), reçoit immédiatement l’éloge des critiques. 3 nouveaux albums suivent.

Jimi quitte toutefois Warp en automne 2000 et revient sur son label d’origine Sähkö pour la sortie du EP Cosmic Relief (2001), suivi de l’album Utopian Dream(2001).

Jimi Tenor arrive maintenant sur Kitty-Yo pour un nouvel album. L’artiste et le label sont tous deux d’avis qu’il s’agit là d’une opportunité pour Jimi de présenter un nouveau style au public.

L’album Higher Planes (KY03066CD/LP&7) se démarquent de ses oeuvres précédentes. Jimi combine encore une fois une variété de styles et de rythmes, allant du jazz et big band au rock psychédelique et au franchement funky. Mais l’album est plus direct que ses productions plus expérimentales du passé. Tous les éléments fusionnent ensemble pour offrir tout simplement une écoute très agréable. Enregistré en partie par un big band complet, Higher Planes pourrait très bien séduire autant les auditeurs de jazz plus traditionnel que ses fans et les habitués de Kitty-Yo.

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