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Larry
Gold est né dans les quartiers nord de Philadelphie en 1948.
Il commence à jouer du violoncelle quand son maître
d’école lui offre son premier instrument à l’âge
de 8 ans. A 12 ans il fait partie du Philadelphia Orchestra, à
16 ans il intègre la Curtis School of Music, un des plus
prestigieux conservatoire du monde. C’est à la même
période, en 1960 qu’il découvre Elvis Presley.
Il quitte le conservatoire pour rejoindre un groupe de blues/soul
au côtés du rocker Todd Rundren.
En 1965 il forme le duo folk Good News avec son ami d’enfance
Michael Bacon ( maintenant dans les Bacon Brothers avec son frère
Kevin Bacon). Le groupe tournera bien et ils sortiront un album
en 1968 (Columbia). Quand le duo se sépare il revient au
classique, mais Kenny Gamble et Léon
Huff réussissent à le convaincre de revenir
à la Soul.
Dans les années 70 The Sound of Philadelphia(TSOP), le label
de Huff & Gamble domine le monde de la « dance »,
grâce à des tubes comme « Bad Luck »
de Harold Melvin and the blue notes, « Love train»
des O’Jays et « Me and Mrs. Jones » par
Billy Paul. En tant que membre du MFSB, l’orchestre
maison de TSOP, Larry a joué sur des centaines de hits des
Jacksons, Teddy Pendergrass et les Three Degrees,
et bien sûr sur le célèbre « Love
is the Message » de MFSB.
Aux côtés de Thom Bell (l’homme derrière
les classiques des Stylistics « La la
Means I love you » et « Mighty Love »
des Spinners), Larry apprend à composer,
à arranger et produire de la soul, et la meilleur qui soit
. Il reçoit un disque de platine pour « Ain’t
no stoppin us now » de Mc Fadden and Whitehead.
Après s’être éloigné de la soul,
Larry revient au R&B et produit Eric gale, The Whitehead Brothers
et Freddie Jackson etc. En 1995 il ouvre un complexe d’enregistrement
qui attire la plupart des artistes de Philly de Tori Amos à
R. Kelly.
Très vite, The Roots en font leur QG tout
comme le compositeur James Poyser (Erykah Badu, Jill Scott, Lauryn
Hill).
On lui doit les arrangements de cordes de Eric Bénet, Jill
Scott, Erykah Badu, Boyz to Men,The Roots, Common, Jazzyfastnastees,
Jaguar Wright, et Gerald Levert.
Aujourd’hui
Larry ne peut se contenter de gérer un studio donc il continue
à écrire et produire, le voilà qui arrive avec
l’album « Don Cello & Friends » (bbe/Rapster/Pias)
dans les bacs depuis le 7 juillet 2003.
Dès les premières notes, il est vrai que l’on
se laisse happer par l’ambiance de certains morceaux Nu Soul
(mais pas trop). En laissant les titres s’enchaîner
on retrouve tout le paysage sonore d’aujourd’hui s’exécuter
à la perfection…
Pourtant malgré l’homme, malgré les invités,
malgré tout… cela manque d’inspiration.
Nous avons pu lire depuis sa sortie des tas d’éloges,
consacrant cet album comme une révélation comparé
à un célèbre album de Quincy Jones.
En fait il me semblerait difficile de le comparer à qui que
ce soit car l’album n’a pas de style, c’est un
patchwork de titres actuels, on ne peut s’empêcher d’être
séduit par le jeu, la précision et les harmonies…
Les invités ont un rôle important, ils teintent les
productions de Larry Gold de sentiments et d’émotions
qui adoucissent l’orchestration de la grosse machine américaine.
C’est difficile à croire, pourtant avec tout le talent
et les succès amassés avec les autres, cela reste
insuffisant pour insuffler à Larry quand il est sur le devant
de la scène l’essentiel c’est à dire la
créativité. Les musiques ont toutes un air de déjà
ouïe, sans réelle prise de risques puisque le concept
est à l’heure actuelle, plus qu’usé...
afrodeeeth septembre
2003
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