LARRY GOLD - Don Cello & Friends
(BBE/Rapster/Pias, 2003)

par Afrodeeeth

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Larry Gold est né dans les quartiers nord de Philadelphie en 1948. Il commence à jouer du violoncelle quand son maître d’école lui offre son premier instrument à l’âge de 8 ans. A 12 ans il fait partie du Philadelphia Orchestra, à 16 ans il intègre la Curtis School of Music, un des plus prestigieux conservatoire du monde. C’est à la même période, en 1960 qu’il découvre Elvis Presley. Il quitte le conservatoire pour rejoindre un groupe de blues/soul au côtés du rocker Todd Rundren.
En 1965 il forme le duo folk Good News avec son ami d’enfance Michael Bacon ( maintenant dans les Bacon Brothers avec son frère Kevin Bacon). Le groupe tournera bien et ils sortiront un album en 1968 (Columbia). Quand le duo se sépare il revient au classique, mais Kenny Gamble et Léon Huff réussissent à le convaincre de revenir à la Soul.
Dans les années 70 The Sound of Philadelphia(TSOP), le label de Huff & Gamble domine le monde de la « dance », grâce à des tubes comme « Bad Luck » de Harold Melvin and the blue notes, « Love train» des O’Jays et « Me and Mrs. Jones » par Billy Paul. En tant que membre du MFSB, l’orchestre maison de TSOP, Larry a joué sur des centaines de hits des Jacksons, Teddy Pendergrass et les Three Degrees, et bien sûr sur le célèbre « Love is the Message » de MFSB.
Aux côtés de Thom Bell (l’homme derrière les classiques des Stylistics « La la Means I love you » et « Mighty Love » des Spinners), Larry apprend à composer, à arranger et produire de la soul, et la meilleur qui soit . Il reçoit un disque de platine pour « Ain’t no stoppin us now » de Mc Fadden and Whitehead.
Après s’être éloigné de la soul, Larry revient au R&B et produit Eric gale, The Whitehead Brothers et Freddie Jackson etc. En 1995 il ouvre un complexe d’enregistrement qui attire la plupart des artistes de Philly de Tori Amos à R. Kelly.
Très vite, The Roots en font leur QG tout comme le compositeur James Poyser (Erykah Badu, Jill Scott, Lauryn Hill).
On lui doit les arrangements de cordes de Eric Bénet, Jill Scott, Erykah Badu, Boyz to Men,The Roots, Common, Jazzyfastnastees, Jaguar Wright, et Gerald Levert.


Aujourd’hui Larry ne peut se contenter de gérer un studio donc il continue à écrire et produire, le voilà qui arrive avec l’album « Don Cello & Friends » (bbe/Rapster/Pias) dans les bacs depuis le 7 juillet 2003.
Dès les premières notes, il est vrai que l’on se laisse happer par l’ambiance de certains morceaux Nu Soul (mais pas trop). En laissant les titres s’enchaîner on retrouve tout le paysage sonore d’aujourd’hui s’exécuter à la perfection…
Pourtant malgré l’homme, malgré les invités, malgré tout… cela manque d’inspiration.
Nous avons pu lire depuis sa sortie des tas d’éloges, consacrant cet album comme une révélation comparé à un célèbre album de Quincy Jones. En fait il me semblerait difficile de le comparer à qui que ce soit car l’album n’a pas de style, c’est un patchwork de titres actuels, on ne peut s’empêcher d’être séduit par le jeu, la précision et les harmonies… Les invités ont un rôle important, ils teintent les productions de Larry Gold de sentiments et d’émotions qui adoucissent l’orchestration de la grosse machine américaine. C’est difficile à croire, pourtant avec tout le talent et les succès amassés avec les autres, cela reste insuffisant pour insuffler à Larry quand il est sur le devant de la scène l’essentiel c’est à dire la créativité. Les musiques ont toutes un air de déjà ouïe, sans réelle prise de risques puisque le concept est à l’heure actuelle, plus qu’usé...

afrodeeeth septembre 2003

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