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MENACE (de son vrai nom Dennis Weeden) est un personnage
à part dans notre sphère funky' (lire
l'article >>>)
Son premier album « Doghouse » sort en
Janvier 1990 sur Jump Street Records, produit par Bill
Laswell, un ami et mentor mais aussi l'un des producteurs
les plus créatif et innovant des années 90 (Pour mémoire, Bill a
collaboré avec Bootsy Collins, Bernie Worrell et
George Clinton sur différents projets, une belle carte P-Funk
s'il en est !).
La promotion de cet album emmena Menace dans différents endroits
du globe et lui permettra de faire la connaissance de nombre de
personnalités intéressantes. (bizarre deux temps différents)
De ces rencontres naîtra « Zoophdellica - The Life
& Times of One Chocolate Baby» sorti sur P-Vine au
« Pays du Soleil Levant » à l'automne 1993 et dans
le reste du monde l'année suivante. Preuve que le Mr aime
bien brouiller les cartes, sur la version Japon de cet album, « Detroit »
s'appelle « Motown » et « Secrets »
est en fait « Secrets of Life ».
Menace commence à se forger une sacrée réputation dans
le monde Funk et cette sortie ne va qu'amplifier le phénomène.
Croulant sous les propositions funky en tout genre (écrire,
jouer avec, produire ou participer aux vidéos d'autres artistes),
il se fixe à Londres (après être passé par l'Espagne, la France
et le Japon) où il trouve une fraîcheur qui commençait à lui manquer
et enregistre son 3ème opus « La Mancha Negra »
(En fait encore un titre à rallonge ;o) puisque l'intégralité
du nom est « Men Xperience : La Mancha Negra The Black Stain »).
Mixé à New York, il sort en Mars 1998.
« The Funkillium Trilogy » est en fait une compilation
des meilleurs morceaux issus de ces trois albums.
C'est une collection de titres Funk d'une qualité
incroyable avec des featuring (la crème du must de notre galaxie)
qui énervent déjà rien qu'à lire les noms : Bootsy Collins,
George Clinton, Bill Laswell, Bernie Worrell,
Maceo Parker, Don Blackman, Seven Eleven, autant
d'artistes Funk de renom et bien d'autres'
Enfin bref, une revue parfaite de tous les meilleurs courants, représentatifs
ou héritiers du Funk, que nous allons explorer maintenant !
Attachez bien votre harnais car des loopings il va y en avoir…
On décolle déjà avec « Doghouse » et son beat ultra
lourd, dans la pure tradition P-Funk de Mister George. Imaginez
Bootsy est à la Basse, Bernie aux Synthés, Mudbone
Cooper, dans les chœurs, fait le chien avec d'autres ;o),
Maceo au Sax. Waouuuuhhh quelle entrée en matière !!!
« Doggie Bone » enchaîne et s'apparente
plus à du R’n'B notamment à cause de la rappeuse Debbie
Col et sa voix un peu nasillarde (mais contrairement aux choix
limites effectués par Bootsy sur son dernier album, ici çà
passe très bien). Les programmations, keyboards, guitare et voix
sont assurées par notre virtuose du jour, parfaitement secondé par
ses amis de Seven Eleven (Section de cuivres, Dodge
à la Basse et Are Mc en rappeur efficace pour le « bridge »).
Mélangeant à nouveau voix féminine (ici Zara) et masculine
(Menace), ce « Truth of Sex » est
tout un programme…avec ces petits gémissements. C'est
bien Deep comme son, Electro à l'ancienne avec des réminiscences
P-Funk. Maceo et Bootsy sont encore de la partie.
Intéressant…
Après une longue introduction genre « commentateur Japonais
devant un match de foot », arrive la mega bombe du Cd « P-Spot » !!!
Scratchs, rap un poil ragga assuré par Adamhead, cuivres
omniprésents (dont un certain Pierre André), beat récurrent,
basse profonde et riffs de guitare mais surtout, surtout, les interventions
forts à propos de Elsa Cornish qui touche de sa grâce vocale
ce titre.
Forte présence de la batterie électronique pour « Fishin'
Da Sea » où Menace (tel Prince ;o) se
charge de tout sauf du Sax (sublime ici… Quel maestro ce Pierre
Andre). Et bien pour un titre fabriqué à 90% à partir des technologies
modernes, on peux applaudir des deux mains' Ca joue avec les
effets de voix (grave puis nasillardes) ou les artifices de mixage
(le son qui passe d'une enceinte à l'autre, comme si
un avion vous passait au dessus : quand je vous dis que les
lois de l'apesanteur sont explorées). Encore une fois, C'est
très P-Funk tout çà… Oui mais lui n'a pas relégué la
seconde composante à la portion congrue ;o)
« Farfatched » est un peu plus léger : on
dirait du Funk de la seconde moitié des 80, un Funk électronique
donc (avec à nouveau une batterie très présente et appuyée) mais
qui reste chaud. Ne fuyez pas donC' d'autant que
Bernie et Bootsy officient de nouveau ici.
Arrive alors le seul titre dont il aurait pu nous dispenser :
le très Dance « Sexbox » pas si mauvais
que çà dans l'absolu mais bon C'est Latoya Jackson (mais
si vous savez la « s'ur » des deux autres qui a toujours
plus défrayé la chronique par ses déclarations et attitudes digne
d'une bimbo sans cervelle…que par ses talents d'artiste) qui
chante ici alors j'ai un peu de mal' De plus, le beat est très très
speed et s'il n'y avait pas ces samples réguliers, je serais vite
passée à autre chose. Ceci dit, on se surprend à se laisser avoir
sur la longueur, la fin notamment est plus que recommandable avec
ce solo de Sax distillé une nouvelle fois de main de maître par
Pierre André. Très drôle d'entendre la miss s'esclamer « I
don't want to be a Sex Box »… Lol elle sait faire
de l'auto-dérision alors'
« Sin in the City » démarre sur fond d'infos
télévisées et de sirènes qui évoquent une situation d'urgence…
Menace s'est mis en retrait pour ce titre et il a bien
fait car l'alternance des parties rappées (Robby Paul
& Lazrus, deux individus dont j'ignorais tout)
et chantées par Henry Paul sont vraiment top niveau. y'a
un petit côté Ragga (du bon pas celui dont on nous abreuve trop
souvent) dans ce titre des plus savoureux.
Attention C'est the Teacher Maceo qui démarre par un solo
sur « Detroit », morceau le plus heavy et
musclé du lot. Ce titre hybride et déjanté s'appuie en effet sur
« Whola Lotta Love » de Led Zeppelin. On
peux même parler de reprise tant les séquences de ce titre mythique
sont présentes, ponctuées par des « Whola Lotta Funk »
pour l'occasion. Mais ce n'est pas tout, un autre clin d'œil
appuyé à un groupe emblématique des années 70 est présent ici :
en l'occurrence Queen avec cette soudaine revendication qu'on
entends « We Will, We Will Funk ». Voilà de quoi
est composé la trame de ce morceau, assaisonné de sauce P-Funk (normal
hein, George, Maceo, Bernie, Bootsy sont
réunis ici).
Changement d'influences, C'est carrément du Minneapolis
Sound sur « Slave to Fashion » ce qui me fait dire
que Menace ne peut-être que fan de Prince (il a d'ailleurs
joué sur scène avec lui mais depuis notre premier contact, Menace
s'ingénue à ne pas répondre à mes questions sur le sujet… ;o).
Evidemment, je suis ravie de cet hommage, d'autant qu'il
est de qualité.
Virage à 180° avec « Mr Intellectual »,
plus dans une veine Urban/Jazz… Alors quand C'est comme
çà on regarde les crédits et bingo, C'est Miles Davis
en personne qui s'occupe de cette trompette ensorceleuse
qu'on entendait !!! A noter également le retour d'Elsa
Cornish, que Menace est cette fois à la basse et que
Don Blackman s'occupe des claviers. Un morceau très
original et une vraie réussite !!!
« Give it Up » démarre sur un son de percus
« a capella » ;o) puis la batterie donne le ton sur
ce titre que je ne peux m'empêcher d'écouter sans penser
à Jesse Johnson (similitude dans la voix et riffs de guitare
semblables) et ce n'est certainement pas le solo de gratte
à la fin qui va me contredire…
La fin est beaucoup plus posée ! On a d'abord le droit
à un slow qui tue comme je les aime : « Overkill ».
Une voix féminine langoureuse surgit, on contraste aussitôt au max
avec le rap ragga de Robby & Lazrus, on lance
le non moins langoureux Henri Paul puis on assène le coup
de grâce avec le solo de Sax… Imparable !!!
On se retire en douceur avec « Secrets of Life »,
une ballade tranquille en duo avec Phyllis Hyman qui monte
crescendo avec la présence de choeurs assurés par des enfants d'une
rue à New York. Ce titre est emprunt d'une certaine dimension spirituelle
et surtout se révèle être présent en hommage à Phyllis qui nous
a quitté depuis'
Et bien depuis le temps que j'en entendais parler, inutile
de dire que je ne suis pas déçue… C'est un disque que
se doit de posséder tout funkateer digne de ce nom !!! 73mns
de pur son !!!
"This is a true funk music collector's masterpiece" !!!
se permet d'annoncer Vitaminic dans l'un des liens que je vous propose
ci dessous (puisqu'en fonction des sites, les titres proposés ne
sont pas les mêmes' Voir détails plus bas') ou « The
Ultimate Funk Dance Tracks » comme l'indique le sous-titre
du Cd. Et bien oui !!! Cà serait sorti y'a 20 ans on
parlerait aujourd'hui de « grosse pièce » mais voilà faut
vivre avec son temps alors j'ai qu'une chose à dire :
« C'est d'la Balle » !!!
FunkygirlDécembre
2003
Pas de site internet qui ait « pignon sur rue » et très
peu de renseignements sur ce monsieur qui aime à l'évidence
entretenir le mystère… Mais Menace est un vrai cachotier ;o)
Voici le lien qu'il m'a fourni pour l'occasion :
www.talentmatch.com/menace1
(chercher bien vous tomberez sur son site…)
Et pour finir, voici les liens et la liste des titres (dont certainement
des inédits d'après nos recherches') que vous pouvez écouter
pour vous faire un avis, voir acheter si le Coeuur vous en dit !
http://stage.vitaminic.co.uk/main/menace_funkillium_trilogy_1900_2000_compilation_vol._2/all_tracks/
P-SPOT [5'08]
MELLOW [4'01]
SEXOMATIC [4'21]
FISHING DA SEA [6'00]
FARFETCHED [4'34]
JUDAS [5'50]
NU AGE AQUARIUS [5'24]
SEX BOX [7'15]
SO POPLULAR [4'39]
I NEED A MAN [3'49]
BACK DOOR [4'07]
ONE LOVER [5'46]
DETROIT [6'07]
RESURRECTION [6'14]
http://stage.vitaminic.ie/main/menace_funkillium_trilogy_1900_2000_compilation_vol._2/
MENACE - THE FUNKILLIUM TRILOGY 1990-2000 COMPILATION
(VOL. 1) :
DOGHOUSE [6'03]
LAST DAYS [4'55]
WILDSIDE [6'11]
http://stage.vitaminic.co.uk/main/menace
MENACE - DOGGIE BONE :
DOGGIE BONE (Instrumental) [4'55]
DOGGIE BONE (Radio Mix) [4'26]
DOGGIE BONE (Album Mix) [4'43]
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