| Charmée par un
titre entendu sur la radio on line de mes amis de Creativity
in Music (a.k.a. « The Upper Room of Joe Kelley »
co-produit par Gi Dussault ;o) >>>
lire l'article), j’ai pris contact avec Michael B. Sutton
pour pouvoir chroniquer son nouveau Cd « Hopeless Romantic
».
Ce nom ne vous dit peut-être rien de prime abord et pourtant…
Cet homme est loin d’être un inconnu puisqu’il
s’agit tout simplement de la moitié du duo Mike
et Brenda qui s’illustra dans les années 70
et 80 avec le fameux « Don’t Let Go of Me »
notamment.
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| Mike et
Brenda |
Michael B. SUTTON est donc une figure dans le domaine musical qui
nous intéresse : découvert par Mr Stevie WONDER
(excusez du peu…), qui cherchait des back-singers, il a d’abord
passé 7 ans chez Motown, grâce à ses qualités
d’auteur, compositeur et de musicien. C’est ainsi qu’il
a écrit ou produit des titres pour des artistes aussi illustres
que Michael JACKSON (alors tout jeune pour le titre
« cinderella stay a while »), Smokey
ROBINSON, Diana ROSS, Dionne WARWICK,
Anita POINTER, Jermaine JACKSON pour
n’en citer que quelques uns….
Cette époque est faste et prolifique : on lui doit plus de
300 titres pour les artistes « maison » mais également
l’album “Any Way You Like It” pour
Thelma HOUSTON (disque d’or), celui de SWITCH
(disque de platine), sans compter les musiques de film
ou génériques d’émission de télé
à succès aux Etats-Unis.
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| Smokey Robinson
et Michael |
Puis vient la période « Disco » où Michael
s’attellera plutôt aux destinées du duo qu’il
formait avec sa femme, tout en continuant son petit bonhomme de
chemin pendant ces années « paillettes » en signant
les hits Dance « Down to love Town » de The
ORIGINALS, « Grip My Hips » ou encore
le « Shake It Up Tonight» de Cheryl
LYNN.
Après une période difficile suite à leur départ
de Motown (en 79/80), il signe successivement avec Sam Records puis
en 1987, chez Mibren Music.
Mais la série noire continue, Michael est victime d’une
attaque et se trouve forcé de ralentir le rythme et de rester
confiné chez lui. En parallèle, c’est la séparation
avec Brenda…
Voilà dépeint rapidement les différents environnements
dans lesquels a su évoluer et rebondir, au delà des
modes, ce Monsieur réputé pour son sens mélodique
(pour en savoir plus, aller sur son site www.michaelbsutton.com
voir les photos d’époque et l’interview récente
qu’il a accordé à Disco
Music).
Ce
qui nous amène tout droit à la réalisation
de son album solo “Hopeless Romantic” qu’il
légitime de la manière suivante « In this
complex world that we live, it seems important to feel loved, to
give love and just be loved. It is the most valuable thing that
we have. It is the ultimate goal of our hearts. Perhaps even the
goal of the Universe, the reason for being, the Law of the heart,
the demand of soul. Are you a true Hopeless Romantic ? I invite
you to listen to this music with that special someone in your life
and find out if you are. MB Sutton” C’est pas beau
çà ? ;o)))
Et donc, c’est, loin des fastes du passé, qu’il
a choisi de privilégier ici les ambiances tamisées…
Car comme son nom l’indique, ce Cd dissèque la puissance
des sentiments et aligne principalement ballades ou autres slows,
dans une veine Soul, servie par une voix de velours.
Et tout y passe… Cà commence par une métaphore
(et des paroles à double sens) avec « Body Music
». Subtilement servi par des nappes de clavier et un son de
harpe, ce titre mid-tempo, un brin R’n’B, démarre
de belle manière par une voix féminine (sa fille ou
sa femme qui participent toutes deux aux chœurs de l’album).
Michael se charge quant à lui des couplets et une petite
guitare acoustique (à tendance hispanisante) l’y accompagne.
Mention spéciale à ces paroles qui jouent sur les
deux tableaux : sensuel et musical !!! C’est très bien
écrit… On reconnaît ici tout le savoir faire
de l’auteur.
« If you let me Love You (the Second Time Around) »
: Michael se fait plus romantique encore pour ce titre. Attention
c’est un slow dans les règles de l’art…
Du style des sérénades chères à Barry
White (R.I.P.) ou Luther Vandross (bon
rétablissement !).
« Give It Up » a un tempo légèrement
plus soutenu avec le retour d’une voix féminine qui
ajoute incontestablement une autre dimension aux titres. Pas mal
mais rien de révolutionnaire.
Préambule Piano/Cordes pour « Do that to Me
» mais rapidement le son devient plus profond grâce
à la basse. C’est encore un slow lent et introspectif
mais c’est élégamment fait et pas gnangnan.
En plus, çà tourne toujours autour du même sujet…
Pas besoin de vous faire un dessin car s’il y’a bien
des plaisirs universels…
Suit la ballade « Sweet Surrender » dont la
mélodie s’impose assez facilement. C’est un titre
simple et efficace, digne d’artiste R’n’B comme
Brandy ou Shanice (mais attention
bonne période…pas la soupe qui nous est servie par
Brandy depuis quelques années…) dans une version masculine.
Mid Tempo à tendance tendre quoi ;o)
Et on continue à se rouler dans la douceur avec «
Flight » : titre mellow dans la pure tradition Soul
du passé. Il nous raconte encore ce qu’il a envie de
faire avec sa bien-aimée… Lyrics pour adultes donc
avec Michael… ;o)Mais il ne pense qu’à çà
!!! Il vole en sa compagnie, c’est pas une belle déclaration
encore une fois !
« Feelin’ Down (Go down on me Blues) »
: Titre Blues comme son auteur l’indique donc on aime ou on
aime pas (moi çà dépends aussi de mon humeur
donc j’en raffole pas plus que çà, à
part Buddy Guy en Live au North Sea 2002 !!!)
« Love me Inside Out » : Un titre un peu plus
enjoué avec des chœurs inspirés Gospel. «
Let me scream, let me shout » tout un programme !!! ;o).
« I wanna Sex You » est pour moi le titre
phare du Cd. Plus moderne ou R’n’B que le reste. Je
le trouve envoûtant (c’est d’ailleurs ce titre
auquel je faisais référence en introduction…)
avec son flow qui fait mouche dès les premières notes.
C’est une ode au désir et forcément çà
parle à nos sens. « I wanna sex you baby, I wanna
drive you crazy ». Moi je me suis laissée séduire…
On entends les vagues s’échouer sur la plage puis
arrive une petite guitare Latine pour cette
« Lover’s Serenade », duo avec Tata
Vega assez sympa et en deux phases : un début fleur
bleue, une fin plus rythmée qui sent bon l’Amérique
du Sud.
Les deux derniers titres du Cd feront preuve de la même volonté
de faire grimper la courbe démographique mondiale : des musiques
de plus en plus lentes et des textes enjôleurs… Inspiration
Soul pour un sympathique « Nobody » et son
petit solo de piano… Le coup de grâce (un peu trop sirupeux
celui-là…) est porté avec « Hopeless
Romantic » : Oui c’est romantique, on le sait maintenant
;o)
Voilà, un Cd prétexte à de tendres tête
à tête… C’est pas fait pour danser…
enfin pas au sens littéral du terme…
Funkygirl
juillet 2003
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