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SonnyBoy fête cette année leurs 10 ans d’existence
: Monté en 1993 par Shel Riser, auteur et
multi-instrumentiste du Middle West, qui a gagné ces galons
en écrivant et produisant des musiques proches des traditionnels
Gospel et du Rhythm and Blues, ils ont sorti l’année
dernière le très bon « Urban Misfit ».
Ayant entendu beaucoup de bien à propos de ce disque sur
diverses listes (dont la Soul-Patrol List, une référence
quand même), nous sommes entrés en contact avec Shel
pour vous le faire découvrir.
Une petite visite sur son site www.sonny-boy.com
nous a permis de découvrir la carrière de ce jeune
homme (dont certaines origines sont françaises…caribéennes
pour être exact) qui a déjà pas mal roulé
sa bosse ;o)
Shel Riser est la « tête pensante », le leader
omniprésent du groupe puisqu’il écrit, compose,
arrange et produit entièrement Sonny Boy. Mais avant de se
lancer dans cette aventure, il a appris le métier (et accessoirement
payé ses factures) en jouant et tournant avec des groupes
proche du cercle de Prince (Il a fait parti de
Mazarati : La réponse à la question
que je lui ai posé sur le sujet, à la fin de cette
chronique… ;o), de la tribu Parliament Funkadelic
et quelques autres.
L’identité musicale de Sonny Boy comprend de multiples
influences et a commencé à se forger dans le vivier
musical de la scène Live de Minneapolis.
Ils ont ensuite tourné aux Etats–Unis pour présenter
leur show énergique et “up tempo”, mélange
de Soul/Funk/Hip Hop et Jazz.
En 1996, Shel s’est fixé à New York,
ville depuis laquelle il opère toujours en s’occupant
de promouvoir les concerts du groupe en Indonésie, au Canada
et en Europe.
Shel présente SonnyBoy comme essentiellement et d’abord
Soul : leur musique serait en quelque sorte un bon moyen de se remémorer
les meilleurs moments passés de ce courant et nous montrerait
une nouvelle direction possible… Y’a plus qu’à
juger sur pièce avec “Urban Misfit” leur
3ème et nouvel album (sorti en 2002, après “AfroSoul”
en 95 et “LoveChild” en 98).

Le Cd commence par une très courte intro « Dj
Funk Style Intro » très inspirée Gospel.
On dirait un tour de chauffe : le style de sons qu’on peux
entendre lors de répétitions quand tous les instruments
finissent les derniers réglages et forment une véritable
cacophonie ;o)
« Why you Wanna » enchaîne et ce qui
marque d’entrée c’est la voix un peu rauque de
Shel, entre Terence Trent d’Arby et d’Angelo. Ce titre,
dans une mouvance Soul/R’n’B stylée et travaillée
est très efficace et entraînant. Une excellent manière
de nous mettre dans de bonnes conditions dès le début
!
On continue dans la même inspiration musicale avec «
Soul Junkie » et cette fois c’est à
Bilal auquel je pense quand j’écoute ces petites lamentations
de l’âme qu’extériorisent ici notre ex-Mazarati.
Bon ok, j’en vois déjà qui me trouve bien présomptueuse
avec mes parallèles mais quand je vous dis que Shel me fait
penser à TTDA, çà n’est pas usurpé.
Il a une voix proche certes, mais il semble avoir aussi une capacité
similaire à s’aventurer dans des styles différents
avec un sacré brio… J’en veux pour preuve, mon
titre favori
« Like Collars Greens » où, tout en
ne se dépareillant jamais de sa touche Soul, il a écrit
ici un titre envoûtant grâce à une sublime guitare
bien mise en avant et très harmonieuse.
On revient à plus de classicisme (avec une dominance du piano
et des keyboards) sur « Leavin’ » qui
aurait pu coller parfaitement au style et répertoire du feu-duo
Charles et Eddie (pour ceux qui se souviennent de ce groupe contemporain
qui avait pris le partie de revenir à la source de l’esprit
Soul originel… et dont l’un des protagonistes est décédé
y’a quelques années !)
On change de délire en déviant soudain vers un titre
bien psychédélique : « The Love of Money
»… Comme son nom l’indique c’est revendicatif
et dénonciateur et le choix de cette nouvelle couleur musicale
est donc en totale osmose avec le message asséné…
Shel s’en sort encore avec les honneurs, ce p’tit gars
a vraiment du talent !!!
« Super Flyin’ » revient vers des sonorités
modernes, plus R’n’B mais n’oublie pas de faire
une part belle aux effets de guitares distordus. Ca maintient le
tout à un très bon niveau !
On se plonge carrément dans le mellow-soul pour « If
you Lose your Faith » : la voix si particulière
et les talents de claviériste (orgue ici) de Shel font une
nouvelle fois merveille. L’influence de la Nu-Soul est ici
une évidence et c’est encore une réussite, tout
en douceur et subtilité.
Le son redevient puissant et lourd sur « Devil’s
got you High », mélange très homogène
entre sonorités urbaines et R’n’B à la
sauce P-Funk moderne…
« Yesterday » se propose à l’inverse
de nous apaiser avec un titre cool (et toujours Soul d’inspiration)
construit autour d’une très belle guitare acoustique.
Un titre groovy Mid-tempo lui succède « Haters
gone be Haters » : Shel y assure Vocals, Piano, Synthé
et Guitare assisté efficacement par Trevor Allen
à la Basse (lourde et profonde) et Todd Snare
à la Batterie (claire et précise).
« Jonesen » a une petite connotation plus Roots
et Reggae tandis qu’on se rapproche du Folk (ben on vous l’avait
dit que les influences étaient diverses et variées)
avec « Jule » au gré d’une guitare
acoustique qui donne lieu à un titre très mélodieux
et intimiste.
Fin officielle du Cd…mais attention surprise, Laissez tourner
l’objet car sur la même piste, en titre caché,
on découvre « Keep your Groove Funky »,
un bon petit Jam du meilleur effet (très proche de l’inspiration
princière actuelle, je dirais…Funk et jazzy !!! Fan
de Ona Live, vous devriez apprécier…).
Un plaisir n’arrivant jamais seul, c’est « Sometime
», un mid-tempo dominé par la basse et le piano, qui
embraye pour achever judicieusement ce premier Opus… On y
retrouve cette TTDA'S touch (dans la voix et les
arrangements) qui ravira nombre d'entre nous... !!!
Ce qu’on peux dire pour résumer, c’est que Shel
a su parfaitement négocier le virage dangereux et casse gueule
qui se dessinait devant lui… après avoir connu une
telle opportunité de collaboration prestigieuse en début
de carrière…
Il nous sort ici un album inspiré Soul, varié, n’hésitant
pas à défricher, souvent avec bonheur, tous les courants
annexes qui s’y rapportent… C’est moderne et actuel
par le son mais en même temps soucieux de conserver une vraie
authenticité… Un essai réussi donc, on attends
la suite ;o))
Funkygirl
juillet 2003
Bonus pour fans Princier :
Funkygirl : One question... what did you
do in Mazarati ? I don't see you on the cover of the 1st album ;o)
I'm a big Prince fan too...
Shel : Well, I played keyboards when
Bruce and Mark got fired from the band. There
was a second Mazarati album with Motown that was puled. So I played
for about
2 years as every thing was dyeing down, It was crazy. (En bref,
Shel a participé à l’élaboration du second
album du groupe, jamais sorti…)
Peace and Love Shel!!!!
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